Santé : le Burkina Faso commémore la journée mondiale de lutte contre la rage

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Chaque 28 septembre, de l’année le monde entier commémore la journée mondiale de lutte contre la Rage et le Burkina Faso ne reste pas en marge. Cette année elle se tiendra autour du thème : « Rage : vacciner pour éliminer ». FasoPiC (FP) s’est entretenu avec le directeur général des services vétérinaires Dr joseph Sawadogo pour mieux connaitre les politiques mises en place par le gouvernement afin de lutter efficacement contre la RAGE.

FP : que représente la journée du 28 septembre pour le Burkina Faso ?

JS : cette journée du 28 septembre est certes une commémoration pour nous mais aussi un rappel à la population que cette maladie est toujours d’actualité au Burkina et dans le monde. Il est nécessaire actuellement que nous nous unissons pour justement lutter contre elle parce qu’il est possible d’éradiquer cette maladie. C’est l’une des maladies ou on a les moyens pour la contrôler.


FP : pour le ministère des ressources animales quels sont les animaux susceptibles de transmettre la rage ?

JS : comme je le disais tantôt tous les animaux à sang chaud c’est-à-dire tous les animaux qui ont une température constante comme nous. On sait que nous avons une température de 37 degrés. Tous ces animaux à sang chaud, les serpents qui peuvent rentrer dans l’eau et ressortir circuler ne sont pas concerner, les crapauds etc. Mais nous et tous les autres espèces domestiques sont concerner par cette rage. Les ânes, les chevaux, les dromadaires, en plus des carnivores. Mais c’est surtout le chien et le chat qui sont les plus dangereux dans cette contamination.

FP : en cas de morsure quelle est la conduite à tenir ?

JS : en cas de morsure, le premier geste à faire c’est de contacter le service de santé animal et de santé humaine. S’il y a une plaie nous pouvons recommander la victime au niveau de la santé humaine mais il y’a au préalable des informations à passer par rapport à l’animal c’est pourquoi nous disons en cas de morsure il faut se présenter et au service de santé animal et au service de santé humaine pour les prises en charges.

FP : au niveau de l’Etat quelles sont les politiques mises en place pour contrecarrer le phénomène ?

JS : actuellement nous avons la vaccination comme ce que je disais des animaux de compagnie. Lorsque nous allons atteindre un taux de couverture vaccinal de nos animaux de compagnie assez acceptable ou élevé alors nous pourrons contrôler la maladie. Donc la première action à faire c’est de vacciner les animaux pour prévenir la maladie au niveau humain mais une fois la maladie arrivée au niveau humain, il y a également des dispositions lorsque vous êtes mordu. Le chien étant enragé alors il y a des vaccins au niveau de la santé humaine qui sont déjà prédisposés et à cout moins cher actuellement parce que 1200f la dose donc ça dépend des protocoles ça peut être 3 ou 4 doses selon que vous êtes mordu près des centres nerveux. C’est-à-dire à la joue, à la tête ou bien au pied, il y a des protocoles ou bien des urgences au niveau de la santé humaine, ils évaluent le risque et ils peuvent prendre en charge. Nous travaillons ensemble pour pouvoir contrôler cette maladie.

FP : quel est le taux de couverture de vaccination ?

JS : actuellement, au niveau des animaux il est faible parce qu’en plus du fait que nous avons vacciné autours de 50000 animaux de compagnie il y a plus que ça. Nous mettrons l’accent dans les centres urbains parce que c’est là qu’il y a plus de concentration, il y a plus de chiens errants et c’est là que le danger est plus perceptible. C’est pourquoi nous parlons de commune et nous travaillons à ce que tous ces chiens soient vaccinés.

FP : quelles sont les activités retenues pour la commémoration ?

JS : Nous avons une vaccination gratuite juste pour donner un signale fort qu’il faut vacciner. Avec nos partenaires, nous avons pu obtenir 5000 doses de vaccin pour pouvoir commencer cette commémoration avec le lancement de cette campagne de vaccination gratuite mais la campagne va se poursuivre. Il y a également des ateliers scientifiques. Nous allons travailler avec la FAO, l’USAID, les chercheurs de l’INERA, du CNRST, les travailleurs du ministère de la santé, de l’environnement. Il y a des communications qui sont prévues pour partager davantage les expériences sur cette maladie.

Propos recueillis par Mireille Bailly

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