Procès du putsch : la partie civile réclame justice pour ses clients

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Après un moment de rupture, en raison du dysfonctionnement de l’appareil judiciaire, le procès du putsch manqué a repris le mardi 11 juin 2019 à Ouagadougou, avec la phase des plaidoiries. C’est la partie civile qui commence cette étape, où plusieurs avocats se sont succédé pour adresser leurs plaidoiries au président du tribunal afin d’obtenir justice pour leurs clients.

Cela fait environ 16 mois que le procès du putsch manqué est en jugement au Burkina Faso. 84 accusés convoqués dont des militaires et des hommes politiques à la barre du tribunal militaire pour différents chefs d’accusations qui leurs sont reprochés. C’est finalement 71 accusés qui ont répondu oui, à l’appel du président du tribunal. En effet, dans l’histoire du putsch manqué du 16 septembre 2015, plusieurs étapes se sont succédé en vue du dénouement de cette affaire. C’est ainsi que parti de l’étape des interrogatoires, des témoignages, en passant par la confrontation et les pièces à convictions, le train du putsch est en train d’aller vers son stationnement.

Après toutes ces étapes, l’histoire du putsch manqué rentre dans une nouvelle phase qui est celle des plaidoiries. C’est l’étape où chaque avocat doit bien coordonner son arsenal d’arguments afin de tirer d’affaire son client. Pour l’heure, la parole est donnée aux avocats de la partie civile qui réclament justice à tout prix.  Me Farama Prospère, avocat de la partie civile, ayant pris la parole a rétabli la genèse des faits en passant par le contexte sociopolitique du pays, qui selon lui a été marqué par une atmosphère de crimes de sang depuis 27 ans. Ce qui est en lien direct avec le procès du putsch manqué qui est en jugement, à l’en croire. « L’anniversaire du putsch manqué qui vient est à la fois une page douloureuse que glorieuse pour notre pays. Cela nous rappelle comment le clan Compaoré s’est maintenu au pouvoir pendant 27 ans à travers des crimes de sang. Des assassinats de Thomas Sankara, Dabo Boukary et de Norbert Zongo, pour en arriver au cas du putsch, qualifié du coup d’état le plus idiot mais aussi le plus sanglant et violent de l’histoire, commandité par un chef militaire » a laissé entendre Me Farama.

Aussi poursuit -il :« Au regard de tout cela, nous plaidons au nom de la justice et non pas pour la vengeance. La partie civile que nous sommes, nous plaidons que justice soit rendu afin qu’il ait réparation des dommages. Nous souhaitons que ceux qui sont coupables soient condamnés et que ceux qui ne le sont pas soient renvoyés libre à leurs familles, car dans une société, aucun crime ne doit être impuni » a-t-il martelé.

Flore KINI

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