Fronde sociale : le gouvernement renoue le dialogue avec les syndicats des travailleurs

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LE-GOUVERNEMENT-ET-LES-SYNDICATS


Alors qu’il devrait se tenir chaque année, le dialogue gouvernement-syndicats n’avait plus eu lieu depuis deux(02) ans. La session de 2019 a lieu du 21 au 26 mai à Ouagadougou.

Le Premier-ministre qui préside la première rencontre gouvernement-syndicats depuis sa nomination a, d’entrée de jeu, salué ≪ l’attachement des partenaires sociaux au dialogue social>>. Pour le reste, les positions des deux parties sont des plus divergentes. Excédés par des engagements non suivis d’applications, les syndicats posent désormais des préalables à la tenue des discussions avec le gouvernement.<< Il ne sert à rien de discuter avec quelqu’un qui ne tient pas ses engagements≫ a prévenu le président du mois de l’Unité Action Syndicale (UAS), Yamba Georges Koanda qui va jusqu’à projeter que la non mise en application des engagements peut avoir raison de la légitimé du Haut-conseil du dialogue social (HCDS).

C’est du reste du fait de l’attitude du gouvernement qu’il n’y a pas eu de remise de plateformes revendicatives pendant deux(02) années consécutives, regrette le leader syndical. Cette rencontre devrait permettre de lever l’équivoque. C’est du moins le souhait émis par le Premier ministre qui est accompagnée d’une forte délégation de ministres. << Il s’agira de nous enquérir des préoccupations des travailleurs, de situer les responsabilités sur les causes de la non mise en œuvre des engagements pour envisager les solutions≫ explique-t-il.

Si les syndicats ≪ sont dans leurs droits≫ selon les termes du chef du gouvernement, le fait qu’ils ont posé des préalables au dialogue n’est, de l’avis du Premier ministre, pas approprié.  « Les préalables doivent servir a organiser et à fluidifier les débats » dit-il. Alors que la rencontre se tient dans un contexte sécuritaire des plus délicats, Christophe Dabiré appelle les syndicats à faire preuve du sens de compromis. Cette rencontre a d’ailleurs vocation à parvenir à une trêve sociale. C’est pourquoi, alors que la grogne se fait entendre du côté des agents du syndicat des travailleurs de la santé humaine et animale (SYNTSHA) lui qui dit faire du dialogue social une priorité, émet le secret espoir que le mot d’ordre n’ira pas à son terme.

Soumana LOURA

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