Bobo Dioulasso : La préservation de l’environnement et le tourisme au cœur d’une rencontre

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Bobo- Dioulasso –La- préservation- de- l’environnement- et- le- tourisme- au cœur- d’une rencontre

Les membres et les partenaires de l’association Kurukofè, se sont réunis 24 avril dernier pour échanger sur les stratégies à adopter pour la préservation de l’environnement et enfin comment développer le tourisme durable dans les régions des Falaises et des Cascades. Le Programme intitulé ‘’ un avenir au pays des falaises’’, a été lancé depuis le 19 février dernier avec la participation du conseil régional des Hauts Bassins.

Ce programme de développement est le fruit d’une longue collaboration entre l’association Kurukofè et l’association Tetractis qui est logée à Grenoble(France) et le Conseil Régional des Hauts-Bassins.Le programme a trois principaux objectifs et va agir pendant trois ans (Novembre 2018-Octobre 2021).

Préserver et valoriser les ressources et les patrimoines

Elle est l’une des trois grandes principales actions à mener pendant le deuxième semestre. Pour y parvenir, un système d’adduction d’eau dans deux villages pilotes sera mis en place. Le choix se fera entre trois villages notamment les villages de Dodougou, de Gnogongon. Il y a également un projet d’aménagement d’un espace aménagé partagé entre hommes/faune ainsi que les berges des cours d’eau pour un budget de plus de 13 millions.

Impulser de nouvelles activités économiques sur le territoire

A ce niveau, la création et le renforcement d’hébergement de sites touristiques et la création d’un fonds d’appui au développent de l’agro écologie pour un montant de plus de 26 millions de francs.

Consolider la gouvernance locale

Selon les membres de l’association,la gouvernance locale est un facteur non négligeable dans la réalisation des projets .Etant donc l’un des facteurs essentiels du développement,un voyage d’étude au Burkina Faso ou dans la sous région en vue de s’imprégner des expériences de certaines ONG en matière de gouvernance locale, sera organisé. Enfin deux formations à la gestion de projet pour les membres de Kurukofè et les salariés seront initiées. Le budget prévu pour atteindre les objectifs à ce niveau est estimé à plus de 6 millions de francs.

Un bilan des actions menées durant le premier semestre : Des menaces pour la faune et la flore identifiées

Après une étude de biodiversité menée par un expert environnementaliste, il ressort une quasi absence de gibier dans une zone autrefois considérée comme giboyeuse. Ces zones sont notamment les villages de Gbeko, Tossoin et de Sokoura.Meme si la présence de primates d’espèces Patas (Singe rouge) et Vervet (Singe vert) a été observée dans certaines galeries forestières, il est à noter que les animaux sont victimes d’une pression démographique élevée dans cette partie du pays. Une pression intensifiée par un avancement du front agricole et le braconnage, ce qui a pour conséquence la dégradation et la suppression de leur habitat. Tout comme la faune, la flore n’est pas également épargnée par des actions humaines telles que les feux de brousse, la coupe abusive du bois, l’apiculture traditionnelle, la récolte des plantes médicinales, la cueillette des fleurs comestibles, l’orpaillage artisanal (villages de Djenedjan et de Gnogongon) ainsi que l’exploitation des carrières de sables dans les villages de Borodougou,Koro et de Dramandougou.

Une situation aux allures très inquiétantes qui pèse dans la volonté de Malik Ba, directeur régional du tourisme à lancer un appel aux populations : « Il faudrait que ces populations comprennent l’importance de la préservation de l’environnement. Elles doivent mettre un terme à la carbonisation, la coupe abusive du bois et à l’ouverture des carrières dans leur zones car si les activités se poursuivent à cette allure, il peut y ’avoir des impacts incalculables sur le projet de l’autoroute qui doit passer par la région des Falaises. » Et les populations fortement impliquées sont celles comprises entre les villages de Borodougou de Koro situées à l’Est de Bobo-Dioulasso sur l’axe Bobo-Ouaga et celle de Me et de Dramandougou sur l’axe Bobo-Banfora.
A toutes ces menaces humaines s’ajoutent celles liées à une surpopulation animale des éléphants.

Kone Yaya(Correspondant)

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