Exploitation minière : l’ANEEMAS outille les acteurs clés de la ville de Diébougou

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Exploitation minière : l’ANEEMAS outille les acteurs- clés-de -la -ville- de- Diébougou

L’agence nationale d’encadrement des exploitations minières artisanales et semi-mécanisées (ANEEMAS) a organisé le mercredi 13 novembre 2019 une rencontre de formation à Diébougou. Directeurs provinciaux des différentes structures déconcentrées de l’État, artisans miniers, FDS et syndicats, ont pris part à cette formation qui leur a permis d’avoir des notions sur la gravité de l’utilisation des produits chimiques.

La prolifération des sites illégaux, l’occupation anarchique des espaces parfois vitaux, la mauvaise application de la réglementation en vigueur environnemental, économique et sécuritaire dans leur cadre de vie, ont amené les populations riveraines et les élus locaux à s’ingérer dans la gestion des sites. Ces agissements, s’ils ne sont pas encadrés peuvent compromettre la cohabitation entre les acteurs-clés, à en croire la formatrice Alice SOGHO.

Alors que les populations riveraines et les élus locaux peuvent contribuer fortement à minimiser les impacts négatifs tant décriés ,c’est ce qui a amené l’ANEEMAS à initier cette session de formation des élus locaux et des populations sur le mode de gestion des sites aurifères afin de mieux situer le rôle de chaque acteur. En clair, cette formation a permis aux participants d’avoir des notions sur la gravité de l’utilisation des produits chimiques tels que le cyanure, le mercure, les explosifs surtout avec cette insécurité galopante que le pays en ce moment traverse. Aussi il faut noter qu’ils ont eu des connaissances sur les conséquences de la présence des enfants dans ces endroits et également le respect du délais de fermeture et de réouverture des sites.

L’exploitation artisanale d’or communément appelée orpaillage a connu un développement rapide dans la province de la Bougouriba et pour Mme le Haut Commissaire de la dite province, Aminata TARNAGDA, la présence de l’ANEEMAS à Diébougou est la preuve que le gouvernement veut donner un nouveau visage à cette pratique illégale. Les artisans miniers ignorent les textes en vigueur et vivent comme s’ils étaient dans la jungle, beaucoup de choses se passent et les autorités sur place n’ont aucune information a-t-elle indiqué .

Selon la formatrice Alice SOGHO technicienne supérieure en géologie au niveau de l’ANEEMAS,des mesures sont envisagées pour que les communes qui abritent les sites puissent bénéficier de quelques choses pour se développer. Sinon avant cette initiative, une caution était prélevée uniquement pour la réhabilitation des sites et pour les propriétaires terriens.

Quant au président de l’association des artisans miniers de la Bougouriba, M.Raphaël TAPSOBA, c’est une forte interpellation pour eux de revoir leurs manières de pratiquer l’exploitation de l’or car effectivement beaucoup d’entre eux vivent jour pour jour sans se sourcier de ce qui pourrait arriver après ; surtout éviter le manque de respect envers les propriétaires de terres. Ce qu’il faut retenir de cette formation, est que beaucoup de zones d’ombres sont éclairées, et les conseillers municipaux se disent prêts pour exécuter leurs parts de responsabilités. En somme, si tous les acteurs s’investissent vraiment, Diébougou sera un exemple dans l’exploitation artisanale et semi-mécanisée de l’or.

Tchiroubathian DABIRE (Correspondant)

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