Education : les syndicats annoncent une grève de 24h pour le jeudi 18 avril

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La Coordination Nationale des Syndicats de l’Education (CNSE), a réuni la presse le samedi 13 avril 2019, à Ouagadougou. L’objectif était de faire le point sur la mise en œuvre du protocole d’accord signé avec les autorités. Selon la coordination les conclusions sont loin d’être satisfaisantes.

La Coordination Nationale des syndicats de l’Education appelle l’ensemble de ses militants, à observer une grève de 24h le 18 avril prochain, sur l’étendue du territoire national. A l’issue de cet arrêt de travail, des mesures seront prises si le gouvernement ne donne pas de suite favorable. Cette grève est une expression de leur mécontentement sur le manque de volonté de la part du gouvernement, dans la résolution de leurs problèmes. En effet, selon Belem Bonaventure, coordonnateur de la CNSE cela fait maintenant 15 mois que les autorités ont signé le protocole d’accord. Mais force est de constater que les engagements pris par le gouvernement sont loin d’être honorés.

Sur un total de 56 points contenus dans le protocole d’accord, les grands points des revendications sont entre autres le statut valorisant, l’opérationnalisation des décrets relatifs à l’octroi d’une bonification et à la correction des indemnités et le dossier des ex-garderies populaires .Au titre de la bonification d’échelon, la constatation financière devrait être achevée depuis fin septembre 2018, selon les termes du protocole. En ce qui concerne les indemnités de logement, le gouvernement avait également annoncé que leur correction s’achèverait en fin novembre 2018. Malheureusement, un constat laisse voir qu’en fin février 2019, ce taux n’excédait pas 50% et ce pour seulement la première tranche. Pour la coordination, il y a du dilatoire de la part du gouvernement à résoudre les préoccupations des travailleurs.

A la question de savoir si les syndicats envisagent boycotter les examens de fin d’année, la coordination répond que cela n’est pas leur souhait mais tout pourrait arriver. « Nous n’avons aucune intention de saboter le système de l’éducation nationale .Notre souci est l’amélioration des conditions de vie des travailleurs. Mais si le contexte s’impose, nous constaterons ensemble les conséquences » a déclaré Belem Bonaventure, coordonnateur de la CNSE.

Michel Caboré

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