Affaire Yirgou : les koglwéogos exigent la libération de leur président

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Le mercredi 25 décembre 2019, à Boulsa, capitale de la province du Namentenga, région du Centre-Nord, des populations ont manifesté contre l’arrestation du président du groupe d’auto-défense koglwéogo de ladite localité. El hadj Boureima Nadbanka alias Naméndé.

 

Cette fête de la nativité restera gravée dans la mémoire des populations de Boulsa. En effet, 48 heures après l’interpellation du président des groupes d’auto-défense Koglwéogos de ladite localité, Boureima Nadbanka, dans l’affaire de Yirgou, de centaines de personnes, composées des syndicats des commerçants et transporteurs ont manifesté leur mécontentement contre cette interpellation. «Ils ont fermé toutes les boutiques, stations de carburant et débits de boisson. Il est aussi impossible de traverser la ville sur la route nationale n°15 sur l’axe Sapaga-boulsa-Kaya, car les routes ont été barricadées», nous confie un habitant.

De la Brigarde territoriale de gendarmerie (BTG) au palais royal, en passant par le Commissariat de police et le Haut-commissariat de Boulsa, les plaignants ont exigé la libération sans condition de leur leader tout en accusant le chef coutumier de la ville et le vice-président de cette cellule kolgwéogo, Hamado Bembamba, de favoriser son arrestation.

«Le vice-président l’a livré, afin d’occuper son poste parce que depuis plus d’un mois, le courant ne passait pas normalement», explique un manifestant.

Selon les plaignants, la lutte prendra d’autres formes si toute fois le président Boureima Nadbanka alias Naméndé n’est pas libéré dans les jours à venir.

En rappel, dans la nuit du 31 décembre 2018 au 1e janvier 2019, 6 assaillants armés non identifiés avaient attaqué le village de Yirgou, situé à 120 km de Kaya, tuant le chef dudit village, 3 de ses fils et son petit frère. En représailles, 47 personnes ont été tuées, majoritairement la communauté peuhle, accusée d’abriter les terroristes.

Wendkouni Sawadogo (correspondant)

 

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