Université Ouaga II : Les étudiants de l’UFR-SEG ont battu le pavé pour le Master pour tous

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Ce mercredi 14 mars 2018 les étudiants de l’Unité de formation et de recherche en sciences économiques et de gestion (UFR-SEG) ont manifesté au sein de l’Université Ouaga I Pr. Joseph Ki Zerbo sous l’initiative de l’Association SEG de l’Union nationale des étudiants du Faso (UNEF). Ils ont manifesté leur mécontentement face au manque d’infrastructures pouvant leur permettre de préparer leur Master et à l’insuffisance d’enseignants de rang A pouvant les encadrer.
Ils sont inquiets pour leur avenir universitaire. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle ils ont battu le pavé à l’Université Ouaga I Pr. Joseph Ki Zerbo en faisant énormément du bruit à l’aide de sifflets et de mégaphone. On les entendait répéter à plusieurs reprises : « Nous voulons le Master pour tous ». Nous parlons bien sûr des étudiants de l’Unité de formation et de recherche en sciences économiques et de gestion (UFR-SEG). La manifestation à laquelle ils ont répondu est une initiative de l’Association SEG de l’Union nationale des étudiants du Faso (UNEF).Le secrétaire générale de ladite association, Ibrahim Ouédraogo justifie l’organisation de la manifestation par la volonté des étudiants de manifester leur mécontentement face au manque d’infrastructures pouvant leur permettre de préparer leur Master et à l’insuffisance d’enseignants de rang A pouvant les encadrer.
Il rappelle que c’est la réponse qui leur a été donnée à la suite des négociations qu’ils ont eu avec les responsables de l’UFR-SEG par rapport à la situation. Si les étudiants de ladite unité veulent un Master pour tous, il semble que les dirigeants ne l’entendent pas de cette oreille au regard de la réponse qu’ils leur ont donné ; « le MASTER pour tous n’est pas possible » a confié Ibrahim Ouédraogo. Ce dernier explique qu’il leur a été dit que le Master n’est pas quelque chose de possible tout simplement parce que l’Université Ouaga II ne dispose pas en terme de nombre, de professeurs de rang A ; car ce sont ces professeurs qui peuvent enseigner la thèse et encadrer le MAST II a-t-il soutenu. Pire poursuit-il, « on nous a fait comprendre que l’Université Ouaga II ne dispose seulement que de deux professeurs titulaires au niveau de l’UFR-SEG et de quatre maîtres de conférences qui peuvent encadrer le MAST II ».

D’après le secrétaire général ceci est un manque de responsabilité de la part des autorités administratives. N’étant pas convaincu de l’explication qui lui a été donné, le secrétaire général estime qu’ils doivent trouver des arguments plus convaincants pour leur dire que le Master n’est pas possible pour tous. Cependant voilà ce qui est possible à faire a-t-il indiqué. Pour sa part, il a confié que lors des négociations, l’Association SEG de l’Union nationale des étudiants du Faso dont il a la charge a suggéré à l’administration de trouver une solution pour recruter des enseignants en nombre pour pouvoir résoudre le problème. C’est un impératif selon lui, car le système LMD prévoit qu’après la licence, l’on puisse avoir le choix de faire le Master qu’il regrette est devenu sélectif.

 

Il est important de rappeler que pour se faire entendre, l’UNEF a décrété une grève de 48 heures qui a débuté ce mercredi 14 mars 2018 et prend fin le jeudi 15 mars 2018 avec le début de la commémoration du 40e anniversaire de l’UFR SEG. L’évènement est placé sous le haut patronage du Premier ministre Paul Kaba Thiéba et du patronage du président de l’Assemblée nationale, Alassane Bala Sakandé tous deux anciens étudiants du département.

Lors de la manifestation, Ibrahim Ouédraogo s’est plaint du fait que l’UNEF n’a pas été associée à l’organisation des activités entrant dans le cadre de la commémoration du quarantenaire. Certains manifestants ont murmuré qu’ils vont célébrer l’évènement à leur manière. « Doit-on s’attendre à des accrochages lors de la cérémonie d’ouverture surtout si les patrons de la cérémonie venaient ? ». Nous n’avons pas de réponse car seule la journée d’aujourd’hui pourra nous situer. Pour l’instant il est évident que ce n’est pas une préoccupation à prendre à la légère.

 

Thierry KABORE (Collaborateur)

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