TAC 8 : les lampions se sont éteints

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La 8e conférence au sommet des chefs d’Etat du Traité d’Amitié et de Coopération entre la république de Côte d’Ivoire et le Burkina Faso qui a ouvert ses portes le 30 juillet 2019 a connu son apothéose ce 31 juillet 2019. Plusieurs conventions ont été signées pour une coopération plus accrue de la coopération entre les deux pays. Les chefs d’Etat ont salué la tenue effective des activités entrant dans le cadre du TAC.

TAC 8-les-lampions-se-sont-éteints « Après six jours de concertations, ayant mobilisé nos experts et nos deux exécutifs, sans oublier nos opérateurs économiques, nous voilà au terme de la 8e Conférence au sommet du TAC entre la république de Côte d’Ivoire et le Burkina Faso. Le moins qu’on puisse dire, c’est que ce fut un franc succès» a confié le président du Faso. Des notes de félicitations, c’est sous ces mots que les deux chefs d’Etat ont pris rendez-vous en juillet 2020 en Côte d’Ivoire pour la 9e conférence au Sommet des Chef d’Etat du Traité d’Amitié et de coopération. Au sortir du 8e TAC, les projets et programmes inscrits dans les agendas ont pu selon Roch Marc Christian Kaboré être examinés et des orientations et directives pour l’accélération de leur mise en œuvre ont été prises pour le renforcement de la coopération ivoiro-burkinabé. Au nombre des projets, les questions relatives à la sécurité, à la lutte contre la traite des enfants, à la situation des ex-occupants du Mont Péko, aux mines, à l’énergie, à la réhabilitation du chemin de fer Abidjan-Ouagadougou-Kaya et son prolongement à Tambao.

Au titre des questions relatives à la sécurité et de la lutte contre le terrorisme, la conférence s’est félicitée de la mise en œuvre satisfaisante du Mémorandum d’Entente sur la coopération des services de sécurité de la république de Cote d’Ivoire et du Burkina Faso signé le 18 juillet 2017. Elle a donc appelé au renforcement, à la mutualisation des efforts en matière de prévention et de lutte contre le terrorisme. Aussi concernant le domaine des mines, les chefs d’Etat ont inscrit la lutte contre l’exploitation clandestine des mines à petite échelle comme une priorité en raison de ses impacts négatifs croissants, notamment sur la santé, l’environnement et l’économie agricole. Ils ont convenu de circonscrire ce fléau à travers l’adoption de cadres juridiques et institutionnels appropriés et la mise en œuvre d’actions. Egalement dans le domaine de la coopération énergétique, les chefs d’Etat ont noté une baisse de la fourniture d’énergie électrique de la Côte d’Ivoire au Burkina Faso, avec une puissance moyenne de 63 Mégawatt entre janvier et juin 2019. Ils ont réaffirmé leur engagement à augmenter cette puissance au-delà de l’objectif de 30 MW, afin de satisfaire également la demande du secteur minier.

Trois accords ont été signés dans le domaine des frontières, des mines et géologie et dans le domaine de la protection des enfants. L’occasion faisant le larron le Président du Faso a été questionné sur le retour de l’ancien chef d’Etat Blaise Compaoré. « Nous avons effectivement reçu une correspondance du Président Blaise Compaoré mais dans cette correspondance, il ne fait pas mention de son retour. Par contre lors du dialogue politique, il a été demandé que envisagions la possibilité que tous ceux qui ont quitté le Burkina Faso pour des raisons politiques puissent rentrer sans préjudice de la triptyque vérité justice et réconciliation » a-t-il rétorqué.

Mireille Bailly

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