Situation sécuritaire au Burkina Faso : le brassard noir propose une solution palliative

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L’organisation de la société civile « brassard noir » a organisé une conférence de presse le samedi 8 septembre 2018 à Ouagadougou. L’objectif était de donner sa lecture sur la situation nationale et proposer des solutions palliatives.

Face à la recrudescence des attaques terroristes au Burkina Faso, l’organisation de la société civile « Brassard noir » est montée au créneau pour exprimer son désarroi vis-à vis de ce phénomène. A cet effet, le président de cette organisation, Boukaré Cononbo a laissé entendre que « Nous condamnons avec véhémence toutes ces attaques barbares dont les objectifs sont d’une part de déstabiliser, de bloquer les institutions du pays et d’autre part de saper le moral des burkinabé et surtout porter un coup dur à sa politique de développement économique et social ».

En guise de solution, le Brassard noir a proposé de revenir aux méthodes anciennes pour mieux sécuriser le pays. Ainsi, Boukaré Conombo et ses camarades estiment que réinstaurer le Comité de Défense de la république(CDR) comme au temps du président Thoma Sankara, stratégie qui avait d’ailleurs aidé à maintenir l’ordre dans le pays, pourrait être une solution pour lutter contre le terrorisme. « Nous nourrissons dans un avenir très proche de mettre en place avec d’autres organisations sœurs de la société civile des comités de défense de la république (CDR) sur toute l’étendue du territoire burkinabé » a signifié Boukaré Conombo. A en croire les premiers responsables de « brassard noir », le rôle de ces CDR consistera à fournir des renseignements sur tout individu qui foulera le sol burkinabé afin de neutraliser l’ennemi dès son entrée avant qu’il n’ait l’occasion d’attenter quoi que ce soit. Ainsi, le Brassard noir estime que procédant de la sorte, ceci pourrait amoindrir le nombre d’attaques que subit le pays.

Au cours de cette rencontre avec la presse, le Brassard noir a aussi déploré l’arrestation de sa camarade de lutte Safiatou Lopèz, qui est depuis un moment locatrice de la maison d’arrêt et de correction de Ouagadougou, pour complot et incitation à commettre des actes contraires au devoir et à la discipline.
En ce qui concerne la gouvernance, cette organisation de la société civile a félicité le président du Faso pour la tenue de sa promesse de campagne qui va permettre pour la première fois depuis la haute volta au Burkina Faso, aux compatriotes vivants à l’extérieur de participer aux élections.
Elle a aussi invité le gouvernement pour la rentrée scolaire à venir de travailler à réduire les frais de scolarité et de maintenir le dialogue avec les partenaires sociaux afin d’aplanir les divergences et trouver un terrain d’entente pour l’intérêt de la patrie.


Flore KINI(Stagiaire)

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