Protection de l’enfance : le Ministère de la Femme veut impliquer les cellules communautaires

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Le Ministère de la Femme, de la solidarité Nationale, de la Famille et de l’Action Humanitaire a organisé un atelier le 27 novembre 2019, à Ouagadougou. Le présent atelier tient lieu de validation du projet de document de référence des cellules communautaires de protection de l’enfance.

Dans le but d’assurer une meilleure protection de l’enfance, le Ministère de la Femme, de la solidarité Nationale, de la Famille et de l’Action Humanitaire a élaboré en 2012 un référentiel des réseaux de protection de l’enfance. Ce référentiel à en croire le Directeur de la protection de l’enfance Martin Sanou a permis la mise en place à ce jour de 45 réseaux communaux de protection de l’enfance. En effet, l’implication des cellules communautaires vise un meilleur renforcement du système national de protection de l’enfance, à entendre le Directeur de la protection de l’enfance. C’est dans ce cadre que s’inscrit le présent atelier dont l’objectif vise à la validation du projet de document de référence des cellules communautaires de protection de l’enfance.

Par ailleurs, le Directeur de la protection de l’enfance confie que ce document a été élaboré pour combler une insuffisance dans le document de référence des réseaux de protection de l’enfance, à savoir la non prise en compte de la dimension communautaire. « Certes les familles, les communautés contribuent à la protection de l’enfant. Cependant, ces offres donnent parfois lieu à des abus ou à des résolutions à l’amiable au détriment de l’enfant » a-t-il soutenu. Il ajoute que cela a motivé la nécessité d’organiser et de mettre en réseau les personnes morales et physiques intervenant dans la protection de l’enfance au niveau communautaire dans le but d’améliorer cette offre de protection ».

Du reste Martin Sanou a énuméré certaines difficultés auxquelles sont confrontés les enfants au Burkina Faso. Il s’agit entre autres des violences physiques, morales, sexuelles, les mariages d’enfants, les mutilations génitales féminines. « A l’heure où de nombreux enfants de notre pays traversent des périodes difficiles dues aux attaques terroristes, l’adoption de ce document sera l’occasion d’impliquer fortement les communautés à la base dans les actions de prise en charge des enfants » a-t-il conclu.

Flore KINI

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