Organisation du référendum : L’UPC émet des doutes sur la crédibilité de la CENI

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Le fonctionnement de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) était au cœur du point de presse animé par le 2e vice-président de l’Union pour le progrès et le changement (UPC) Adama Sosso le jeudi 6 septembre 2018. Cette rencontre avec les Hommes de média qui s’est déroulée au siège du parti du lion a été l’occasion pour le principal conférencier de se prononcer également sur la situation nationale.

 

 

Le référendum pour passer à la Ve république aura lieu. C’est une certitude. Cependant la capacité du président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), Newton Ahmed Barry a organisé un tel rendez-vous électoral ne rassure pas les responsables de l’Union pour le progrès et le changement (UPC). Ils l’ont fait savoir par la voix du 2e vice-président du parti Adama Sosso ce jeudi 6 septembre 2018 lors du point de presse qu’il a animé. Pour partager donc l’inquiétude du parti du Lion avec le peuple burkinabè, le conférencier rappelle, que le président de la CENI, annonçait le lancement prochain de la révision du fichier électoral.

Dans cette même sortie, il annonçait la date du referendum constitutionnel pour le 24 mars 2019. A l’en croire, ces informations ont été reprises sur le compte twitter de la CENI le 26 août dernier. Le problème selon lui, est qu’à travers un communiqué de presse, le ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation (MATD) a démenti les informations fournies par la CENI. Il indique qu’il a même rappelé à l’ensemble des acteurs du processus électoral que conformément aux dispositions de l’article 122.13 du code électoral, la convocation du corps électoral en vue du referendum constitutionnel, est faite par décret pris en Conseil des ministres sur proposition du ministre chargé de l’administration du territoire. Pour donc Adama Sosso, il s’agit d’une dérive du président de la CENI. Tout en émettant des doutes sur sa capacité à gérer l’institution en charge de l’organisation des élections, il s’interroge : « Avec cette sortie, nous nous demandons si Newton Ahmed Barry maitrise les textes qui régissent son institution et le processus électoral » ? Plus grave poursuit-il, le premier responsable s’est fait avocat de la majorité, en défendant des points non consensuels comme l’arrimage du fichier électoral au fichier de l’ONI, l’enrôlement par SMS et la limitation des pièces de votation à la seule CNIB. « C’est d’ailleurs lui qui a été le premier à émettre ses propositions, sans l’avis des commissaires », ajoute Moussa Zerbo. Pour lui, la CENI a perdu sa crédibilité aux yeux de l’UPC.

La sécurité au cœur des échanges

Mais avant de parler de vote il faut que le pays soit en sécurité c’est pourquoi Rabbi Yaméogo, secrétaire général national a pris la parole pour dire ceci : « le gouvernement a échoué dans sa mission sécuritaire ». A l’entendre, son parti a toujours proposé, à travers ses journées parlementaires, des débats à l’Assemblée nationale et bien d’autres tribunes des équipements adéquats aux FDS, une réorganisation des services de renseignement et notamment la nomination de techniciens expérimentés comme ministre de la Défense et ministre de la Sécurité. « L’actuel ministre de la défense n’a pas sa place où il est », a-t-il fait savoir. Pour ce monsieur, l’armée burkinabè n’a pas de problème d’hommes ou de compétence. Son seul problème explique-t-il c’est son gouvernement peu soucieux de leurs conditions de travail, « qui se contente de message de condoléances et de décorations à titre posthume ». C’est pourquoi, toujours selon Rabbi Yaméogo, la marche-meeting du 29 septembre 2018 sera une occasion d’interpeller vigoureusement le gouvernement. « Trop c’est trop », a-t-il conclu.

Thierry KABORE (Collaborateur)

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