Opération « caisses vides » : le mot d’ordre partiellement suivi

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Dans son bras de fer avec le gouvernement, le syndicat des travailleurs de la santé humaine et animale(SYNTSHA), entendait à partir du 07 juin durcir son mouvement, en instaurant une opération” caisses vides”. Laquelle n’est pas totalement suivie.

Patient en provenance de Gaoua, M.Kambou ignorait tout de l’opération “ caisses vides” décrétée par le SYNTSHA. Laquelle devrait commencer à partir du 07 juin et ce, pour une durée de trois(03) mois à moins que le gouvernement daigne satisfaire les doléances du personnel. M.Kambou l’aurait su qu’il allait tout de même débourser les 2000 F inscrits sur son ordonnance. Comme quelques autres patients, il a certainement été consulté par un médecin non membre du SYNTSHA. Autrement, ses 2000 F auraient peut être une destination tout autre.

« Nous sommes des agents de l’hôpital. Pas ceux de l’Etat. L’hôpital c’est comme notre papa, vous comprenez? » nous explique un agent en poste au guichet de paiement de l’hôpital qui semble s’ennuyer mais qui n’est pas désœuvré puisque de temps en temps, des patients viennent pour s’acquitter de paiement ». S’ils (les syndiqués) veulent qu’ils ne prescrivent pas d’ordonnance. Tant qu’un patient ou un accompagnant nous présente une ordonnance, nous allons encaisser ». L’affluence n’est à priori pas celle des jours ordinaires. « Les agents syndiqués font leurs prestations gratuites au profit des malades. L’administration a dû mettre à leur disposition quelques produits » estime-t-il. Est-ce de nature à couvrir les trois mois que l’opération est censée durer? « Pas du tout! » proteste l’agent pour qui cette “ générosité” à l’endroit des malades ne peut excéder une semaine.

≪ Voyez vous même le mot d’ordre est bien suivi. N’allez surtout pas dire le contraire.≫ insiste un médecin dont imagine son état d’esprit à l’endroit du syndicat.Peut importe que quelques accompagnants défilent pour aller payer.

Trêve sociale

Le discours du président de l’Assemblée nationale trouve encore des échos dans les conversations du personnel soignant. “Comment nous demander une trêve sociale à nous? Si trêve il devrait y avoir, ce sont les députés et autres privilégiés qui devraient donner l’exemple” juge l’un d’eux.


Soumana LOURA

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