Le Faso a survécu à pire que ça !

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De Tin-Akoff à Kampti, le sentiment anti-français se développe. Des clameurs indignées accueillent l’intervention des troupes françaises. Ce n’est pas du nationalisme à deux balles, que d’affirmer que la France ne joue pas franc-jeu dans la lutte contre le terrorisme.  

Comment comprendre l’enlisement au Sahel, malgré la présence aux côtés de nos armées de milliers de soldats, d’une logistique impressionnante d’hélicoptères, d’avions de combat, et de drones français qui survolent notre espace aérien à leur guise? La question est légitime de se demander si le terrorisme n’est pas une nouvelle formule de recolonisation tant les français jouent aux pompiers-pyromanes ?

La semaine dernière, 32 terroristes ont été neutralisés par l’armée burkinabè dont 8 le samedi 16 novembre dans une de leur base à Bourzanga (Centre-Nord) et 24 autres terroristes à Yorsala (commune de Titao, Région du Nord). Ces nouvelles réjouissantes du front ont été occultées par une publication en date du 19 novembre 2019 sur le site France Diplomatie et relative à la nouvelle cartographie des risques encourus au Burkina. Qu’est-ce qu’ils ne sortent pas nos amis français pour ternir la réputation du Burkina ou pour assommer notre président. Et le matraquage médiatique continue. La dernière parution de la Lettre du Continent (20 novembre) est simplement hallucinante.

Il y a eu des attentats meurtriers en France malgré le niveau de modernisation de son système sécuritaire : La Défense, Charlie Hebdo, Hyper Cacher, Train Thalys, Nice, Toulouse, Rue Victor Hugo de Lyon ; Carrousel du Louvre, Orly, Champs-Élysées, Bataclan, Carcassonne et Trèbes, Marché de Noël de Strasbourg, Préfecture de police de Paris, stade de France… Personne n’a levé le pinceau pour peindre ce pays et le classer à risque.

Une des erreurs qui serait monumentale serait de croire que le Burkina va sombrer. Ce pays a été disloqué par le colonisateur français en 1932 lorsque jugé non viable, il fut partagé entre trois de ses voisins. Le territoire dit de main-d’œuvre fut reconstitué en 1947 sous la pression de ses fils. Des années plus tard, la France a tenté de torpiller la révolution burkinabè. On se rappelle encore que Guy Penne, conseiller spécial du Président François Mitterrand pour les Affaires africaines, est arrivé le 16 mai à Ouaga, et le capitaine Sankara fut arrêté le 17 mai 1983. Cette belle France était encore là, le 31 octobre 2014 pour exfiltrer le président qui a succédé à Sankara et qui a été déchu par une insurrection…Le Burkina a flanché mais il résiste, le Faso a perdu de sa superbe, mais il reste la destination à ne pas manquer, tout comme le Rwanda, ce ‘’petit pays’’ vous surprendra !

 

Ag Ibrahim Mohamed

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