L’actualité du monde en bref

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Au Burkina Faso: Les avocats de la famille de Thomas Sankara, le père de la révolution burkinabè tué lors du coup d’État d’octobre 1987, ont dit « espérer voir » extradé l’ancien président Blaise Compaoré, exilé depuis sa chute en 2014 en Côte d’Ivoire. Selon Me Stanislas Sankara, un autre avocat de la famille Sankara, « le dossier est compliqué. Mais face aux réticences, il y a la résistance et la persévérance des familles et des avocats constitués ». « L’interrogatoire au fond se fait il y a des confrontations qui se font, il y a de nouvelles inculpations qui se font au jour le jour et nous sommes en train de demander au juge de tout faire pour exécuter les différents mandats qui ont été émis », a déclaré l’avocat.

Côte d’Ivoire: L’annonce de la candidature de Guillaume Soro n’est, sur le fond, pas surprenante. Mais c’est son timing qui surprend. Si Guillaume Soro a décidé de mettre fin au flou qui entourait sa candidature à la présidentielle de 2020, c’est pour tenter d’imposer son rythme à la campagne, d’acter sa rupture avec le RHDP, mais aussi de se démarquer des autres candidats potentiels au sein de l’opposition. Reste une question : quelles sont les raisons qui ont pu guider l’ancien Premier ministre de Laurent Gbagbo, puis d’Alassane Ouattara, à précipiter ainsi son annonce ? Et cet acte public de candidature est d’autant plus surprenant que, à un peu plus d’an de la présidentielle d’octobre 2020, les principaux partis politiques du pays n’ont pas encore dévoilé leurs choix – y compris le Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP, d’Alassane Ouattara).

Nigéria: « L’interdiction d’importer et d’exporter des marchandises à travers les frontières terrestres du Nigeria durera « aussi longtemps qu’il le faut » pour pousser les pays voisins à endiguer le commerce de contrebande, a déclaré lundi le chef des douanes nigérianes. La fermeture continuera tant que nous pourrons obtenir les résultats souhaités », a répété le chef des douanes. Le président Muhammadu Buhari a fermé de manière inattendue les frontières du Nigeria au commerce de marchandises, déclarant qu’il était temps de mettre fin à la contrebande rampante, notamment de riz ou de poulets surgelés importés du Bénin et qui traversent illégalement la frontière poreuse avec le géant nigérian de 190 millions d’habitants.

Soudan: Le conseil au pouvoir et les chefs rebelles du Soudan ont repris lundi des pourparlers de paix, afin de mettre fin aux multiples conflits internes, condition essentielle pour que le pays soit rayé des listes des États qui parrainent le terrorisme. Une situation qui n’arrange pas les affaires du Soudan, aujourd’hui privé de l’allègement de la dette dont il a désespérément besoin, ainsi que du financement des organismes tels que le Fonds monétaire international et la Banque mondiale. Le retrait de la liste ouvre potentiellement la porte aux investissements étrangers.

Guinée:Le mot d’ordre du Front national pour la défense de la Constitution (FNDC), qui avait appelé à manifester à partir de ce lundi contre la réforme constitutionnelle, a été suivi dans la capitale et dans plusieurs villes du pays. Des affrontements ont éclaté entre manifestants et forces de l’ordre, lors desquels il y a eu au moins deux morts.

Mozambique:À l’occasion de la présidentielle du 15 octobre, et pour la première fois depuis sa création, la Résistance nationale mozambicaine (Renamo) ne sera pas représentée par son leader historique, Afonso Dhlakama. Décédé subitement en mai 2018, il avait été aussitôt remplacé par Ossufo Momade. C’est donc ce dernier qui affrontera Filipe Nyusi, le chef de l’État sortant. Momade, 58 ans, parviendra-t-il à bousculer un ¬scénario qui, depuis les années 1990 et l’avènement du multipartisme, paraît écrit d’avance ? Cinq fois candidat à la présidentielle, Dhlakama n’était en effet jamais parvenu à éroder les positions du Front de libération du Mozambique (Frelimo), au pouvoir depuis 1975.

Suisse: Si la Confédération helvétique continue de s’impliquer sur le continent, c’est aussi pour des raisons économiques et sécuritaires, comme le prouve sa stratégie de coopération internationale, développée pour 2021-2024. Bien sûr, la Suisse n’a pas de passé colonial en Afrique, comme se plaisent à le rappeler les officiels du gouvernement confédéral ou les représentants des différents cercles d’affaires helvétiques. Cela ne l’empêche pas d’avoir développé des relations très pragmatiques avec le continent, pas toujours empreintes de cette neutralité qu’on lui reconnaît traditionnellement hors de ses frontières.

Flore KINI

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