La jardinière : un restaurant bio burkinabé

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Situé dans le cartier Cissin le restaurant « la jardinière » est un restaurant bio burkinabé spécialisé dans la préparation de mets locaux africains. De façon particulière il a décidé de faire la promotion des produits locaux burkinabé dans le but de valoriser la culture burkinabé en créant ainsi un lien entre la campagne et la ville. Nous vous invitons à aller à la découverte de ce terreau culturel.

 

 

‘’Zamné’’ ‘’Gonré’’, ‘’Babenda’’, poulet au ‘’moringa’’, brochette de soja au moringa, sont entre autres les mets locaux que ‘’La jardinière’’ se fait le plaisir de mettre à la disposition du public Ouagalais. Créé depuis 2016, il travaille principalement pour la promotion des plats burkinabé. Selon le promoteur de ce restaurant, Simon Nacoulma, président de l’association Initiative Communautaire Changer de vie(ICCV), « l’idée de la mise en place de ce restaurant est née de notre programme de soutien à la sécurité alimentaire. Notre association en partenariat avec une ONG Italienne « Tamate », avons ensemble construit un projet dénommé réseau d’achat pour la sécurité alimentaire ou nous soutenons les paysans de Ouagadougou et environnants dans la production agroalimentaire. Et l’autre volet, c’est que nous avons constaté que beaucoup de travailleurs mangent dehors surtout à midi et souvent dans des restaurants pas très commodes. C’est ainsi que nous avons décidé de fusionner ces deux aspects afin d’aider le paysan à évacuer ses produits bio et par la même occasion offrir un cadre sain et propre, tout en valorisant les mets locaux burkinabé ».

En effet, la particularité de la « jardinière est de mettre le paysan au cœur de la production et de la consommation. Mais aussi résoudre la sécurité alimentaire en ville. « Nous venons par ce restaurant aider les problèmes alimentaires de la ville car les gens vivent en ville mais tout le monde n’a pas à manger. Donc nous voulons faire manger sainement, en quantité et en qualité aux gens de la ville » a signifié Simon Nacoulma. L’objectif est par ailleurs de créer un lien entre la ville et la campagne mais aussi entre le producteur et le consommateur. En outre, la jardinière se donne pour ambition de rééduquer les langues à travers sa touche particulière, qui selon son promoteur ont perdu le goût de la bonne saveur, faute de consommation d’aromatisants ( bouillons, ) qui d’ailleurs sont source de cancer. Redonner goût aux mets traditionnels mais revisiter sous un angle moderne fait de la jardinière la place la mieux convoitée de la communauté de Cissin.

Flore Kini (Stagiaire)

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