« Je regrette avoir donné un coup à une tierce personne », Sergent-Chef Ali Sanou

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Inculpé à 17 ans de prison dans l’attaque de la poudrière de Yimdi, le sergent-chef Ali Sanou est de nouveau à la barre ce mardi 17 juillet 2018, à Ouagadougou. Cette fois ci, il est poursuivi pour cinq (05) faits relatifs aux évènements du putsch manqué. À la fin de l’audition de ce dernier, le procès s’est poursuivi dans l’ après-midi avec à la barre le soldat de 2e classe Seydou Soulama.

Complicité d’attentat à la sureté de l’État, meurtre, coups et blessures volontaires, dégradation volontaire aggravée des biens, incitation à commettre des actes contraires au règlement et à la discipline tels sont les faits reprochés au sergent-chef Ali Sanou. A la barre, le sergent-chef dit ne reconnaitre ces faits. Mais, il reconnaît plutôt avoir donné un coup avec une cordelette sur une tierce personne sans violence ni brutalité qu’il regrette d’ailleurs. Pour lui, quand les gens disaient qu’il y avait quatre (04) véhicules pour la patrouille, il a démenti tout en précisant qu’il y en avait plus que 8 véhicules voire même 10 véhicules qui faisaient les patrouilles. Il a dû reconnaitre aussi qu’il est allé à Zorgho, à BF1, au studio Abazon.

Selon le conseil de la partie civile, le passage de Ali Sanou devrait permettre de lever les points d’ombre sur Koussoubé Roger dit le Touareg et Mohamed Zerbo. Mais hélas, à entendre l’un des avocats de la partie civile, Me Prosper Farama, il refuse de reconnaitre son implication. Une chose que la défense de la partie civile qualifie de « Mensonge ». Ce qui offusque d’ailleurs le sergent-chef Ali Sanou. Et Me Prosper Farama de préciser qu’on n’utilise pas des termes qui plaisent ou pas aux accusés lors du procès. A entendre Me Prosper Farama, sur une partie des déclarations, le sergent-chef parait cohérent. Par contre, au moment des questions et réponses, il apparait qu’il refuse de dire la vérité en se basant sur l’un de ses principes « Je ne peux pas accuser mon subalterne en tant que hiérarchie supérieur ». Or, il appartient cependant au supérieur hiérarchique s’il est responsable de venir assurer sa responsabilité.

Après la fin de l’audition du sergent-chef Ali Sanou cet après midi du 17 juillet 2018, c’est le tour du soldat de 2e classe Seydou Soulama de se présenter à la barre. Né le 15 avril 1992 à Niangoloko, il est célibataire et père de deux enfants. Agé de 24 ans, il est entré dans le Régiment de sécurité présidentiel (RSP) en 2014. En effet, ce soldat de 2e classe est reproché de quatre (04) faits. Il est accusé d’être l’auteur d’attentat à la sureté de l’État, responsable à la mort de 13 personnes, responsable de coup et blessure sur 43 personnes, et volontairement détruit des biens mobiliers. Ce dernier a nié tous ces faits qui lui sont reprochés. Mais, il dit reconnaitre sa participation notamment à Zorgho sur instruction du sergent-chef Mohamed Zerbo pour une mission de surveillance du secteur. Aussi, il a reconnu qu’il est allé au studio de Smockey qui avait été saccagé lors des évènements du putsch manqué.

L’audition du soldat de 2e classe se poursuivra le mercredi 18 juillet 2018 à 09 heures.

Saaniayouor Levis KPODA (Stagiaire)

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