Inscriptions à l’Université de Ouagadougou : « On attendait ça depuis longtemps », une étudiante

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Le 11 septembre 2018, le ministre de l’Enseignement supérieur de la Recherche scientifique et de l’Innovation procédait au lancement de la plateforme www.campusfaso.bf en vue de permettre aux étudiants de s’inscrire en ligne. Un mois après le lancement de la plateforme et alors que les inscriptions sont sur le point de prendre fin, nous sommes allés nous enquérir auprès des bénéficiaires sur l’appréciation qu’ils font de cette innovation.

Les étudiants photographes ne sont plus les seuls à interpeller les passants pour proposer leurs services lorsque ceux-ci entrent dans l’enceinte de l’université du côté ouest. Au nombre des prestataires de services, il faudra désormais compter avec ceux qui aident les nouveaux étudiants à s’inscrire. En effet, le gouvernement a, depuis le mois de septembre dernier, lancé une plateforme pour permettre aux étudiants de s’inscrire en ligne. Lesquels étudiants apprécient positivement l’initiative dans leur grande majorité.

Ainsi en est-il de Belem Moumouni, étudiant en première année de Sciences Economiques et de Gestion(SEG).Pour lui, la mesure est des plus salutaire : « C’est vraiment une bonne initiative et j’encourage les autorités à aller au-delà même des inscriptions pour épargner aux étudiants de devoir faire des rangs pour les dépôts physiques. Figurez-vous que certains étudiants dormaient à l’université juste pour pouvoir s’inscrire ».Quant à Wendyam qui étudie les Sciences humaines, il consate que la mesure va soulager les étudiants des localités reculées. Belem Inoussa met les problèmes de connexion sur le compte du fait qu’il s’agit d’un début et émet le souhait que les responsables vont travailler à pallier ces difficultés.

Pour mademoiselle Bado, qui observe que cette innovation a déjà cours dans beaucoup de pays voisins, elle ne peut qu’être salutaire d’autant qu’avant, « il arrivait que les étudiants fassent trois jours à s’aligner du matin au soir sans pour autant pouvoir s’inscrire » se rappelle-t-elle.L’autre difficulté est que beaucoup de nouveaux bacheliers ne maitrisent pas l’outil informatique. D’où les nouveaux prestataires de services qui se sont créés pour leur apporter un coup de main moyennant le versement d’une somme allant de 2000 à 3000 F.

Ce qui ne pose pas de problèmes aux yeux de Boro Bénédicte, une étudiante en deuxième année d’Economie qui estime que « ces personnes ne font qu’exercer leurs talents ». Victimes collatérales de cette innovation, les gérants de parking qui voyaient leur clientèle gonfler en ces périodes reconnaissent sous cape que la mesure a fait plomber leurs affaires. Qu’à cela ne tienne, l’innovation est en marche et comme l’analyse un étudiant : « tout début est difficile ». Les inscriptions quant à elles se poursuivent jusqu’au 14 octobre prochain.

Soumana LOURA

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