Face aux défis du monde nouveau digitalisé

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L'afrique -digitalisation

Nous sommes entrain de nous diriger vers un monde où l’Afrique dite francophone risque d’être complètement outsider, ringarde, du fait que ses acteurs économiques, politiques, la majorité de ses enfants ne parlent pas du tout le langage nouveau, ne sont à vrai dire que des consommateurs d’objets technologiques venus d’ailleurs sans grande force de proposition dans les mutations en cours.

 

Compte tenu de la situation du système scolaire classique et universitaire délivré qui est complètement périmé, poussiéreux, où les théories et exercices pratiques de l’économie moderne (du XXIème siècle) sont quasi absents. Ou bien notre élite ne sait pas encore ce qui se passe dans ce nouveau monde digital ou bien ils font exprès de nous maintenir en arrière en ne réformant pas ce système vieux jeu.

Puisque nous n’apprenons toujours pas de façon populaire le langage nouveau qui consiste à avoir un état d’esprit de mathématicien de haut niveau qui que nous soyons ; à savoir lire par exemple un code algorithmique comme nous lisons le code de la route, à savoir résoudre les problèmes complexes posés par les circonstances de la vie au moyen de solutions toute simples, à savoir en tirer profit financièrement parce que des milliards d’utilisateurs en feront bon usage au quotidien de par le monde.

Malheureusement, il semble que la majorité d’entre nous, avons des réactions de dédain, de rejet pour tout ce qui touche aux mathématiques depuis notre tendre enfance. Comment espérer, dans ce cas, faire progresser notre Afrique au sein du monde nouveau, ou affronter les challenges technologiques les plus importants de notre ère ?

Il convient également de ne pas rejeter comme nous avons l’habitude de faire de l’inconnu, ni Linux, ni Ubuntu, ni les applications open sources, qui sont pourtant très liées à la finalité recherchée. D’ailleurs, pour ne pas continuer à être vassalisés dans les années à venir, nous avons franchement besoin d’un maximum d’africains francophones maîtrisant entre autres les langages R, Swift, Python, Go, Java, Rust, F#, Scala, JS, Ruby, Dart, sans oublier les langages préhistoriques C, C++, C#, JavaScript, SQL, Java, HTML, PHP, etc, etc. Mais surtout l’anglais. Oui ! l’anglais. Nous qui sommes naturellement bilingues, pourquoi ne pas s’ouvrir en majorité à cette langue de 2 milliards de locuteurs pour mieux comprendre l’écriture des codes sources informatiques et pouvoir voyager partout, pouvoir lire la majorité des revues de connaissances, faire du business dans les grandes places financières sans barrière de langues.

Qui que nous soyons dans ce monde nouveau qui se prépare avec la domination de l’intelligence artificielle (A.I) dans tous les secteurs d’activité, il est souhaitable de maîtriser certains concepts théoriques de base dont NLU, NLP, etc c’est-à-dire comment avoir une conversation naturelle avec une machine intelligente. J’estime que demain les critères pour choisir un Chef d’Etat à la page passent nécessairement par l’acquisition de ces nouvelles compétences afin de pouvoir bien négocier avec ses pairs venant de Singapour par exemple.

Pour finir, certains leaders africains voient toujours la perfection chez les Européens en terme de technologie auquel ils sont encore et toujours subordonnés jusqu’à leur confier la tâche d’ouvrir des écoles numériques par ici . Pourtant, voici ce que dit Laurent Alexandre de ce qui les attend :« si l’Europe n’a pas l’équivalent des GAFA (Google, Apple, Facebook, Amazon) ou des BATX (Baidu, Alibaba, Tencent, Xiaomi), nous allons être très pauvres dans 50 ans. L’Europe est pratiquement absente de la principale source de création de richesse du XXIème siècle, l’intelligence artificielle. On va donc être vassalisés, on va être colonisés, et surtout, on va être pauvres. (…) Si on est absents de l’économie moderne, on va devenir un continent sous-développé dans quelques décennies. »

Dian Diallo

 

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