Culture : « Nostalgie », le 2ème album de Sidiki Dramé

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Le journaliste, artiste musicien Hêkari, à l’état civil Siriki Dramé à présenté à l’ensemble des mélomanes son 2e album intitulé « Nostalgie ». La cérémonie de dédicace est intervenue le jeudi 05 septembre 2019 à Ouagadougou.

Après avoir présenté « Hommage » en 2016, Siriki Dramé a encore mouillé ses cordes vocales, en mettant sur le marché du disque son deuxième album baptisé « Nostalgie », au bon plaisir des mélomanes. Un album chanté dans plusieurs langues à savoir le français, l’anglais, le marka et le russe. Aussi, ce maxi de 4 titres, est assez coloré car de la salsa aux rythmes mandingues en passant par le folklore russe, il y a de quoi tenir en haleine les tympans. « Carnaval », « Aouni Baara », « Milinko Ti Moye » et « Mankari » sont les titres qui constituent l’ossature du nouveau née discographique. Dans ces titres, Siriki Dramé dit Hêkari est nostalgique car ces chansons ont marqué son parcours scolaire, estudiantin ainsi que sa vie active.
Carnaval : une chanson reprise pour rendre hommage aux peuples angolais et à ceux des ex colonies portugaises qui ont arraché leur indépendance aux prix de la sueur et du sang versé.
Aouni Baara : à travers ce titre un vibrant hommage est rendu au Dr Amadou Dramé (médecin, homme de culture et révolutionnaire burkinabè) et aux pionniers de l’ASN (association des Scolaire de Nouna), pour leur contribution à l’éveil des consciences des populations de Nouna et de la Boucle du Mouhoun dans le combat pour le développement économique et sociale.
Milinki Ti Moye : une chanson teintée de comédie tirée du folklore russe, apprise à Mouscou lors des études à la faculté de journalisme.
Mankari : la pitié, la miséricorde en langue Marka. C’est un pot-purri de cantiques religieux interprétés en français, anglais et Marka. Aussi l’artiste s’interroge sur la peine de mort.

En rappel, Hêkari, est journaliste de formation. Il a fait ses premiers pas dans la musique au sein de l’orchestre « Le Tout puissant Ouezzen Système » du lycée Ouezzen Coulibaly de Bobo -Dioulasso, dans les années 1981 à 1982. A la faveur de ses études supérieures en URSS, il forma un groupe musical « Les Melodians Boys » de la faculté de journalisme de l’université d’Etat de Moscou Lomonossov. De retour au pays natal, en 1990 alors qu’il était pigiste à la Radiodiffusion Nationale du Burkina (RNB), Hêkari s’investit avec des amis dans une Campagne de promotion de la musique burkinabè à travers l’association avant-gardiste « ECLOSION ».

Mireille BAILLY

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