Zimbabwé : Tous victorieux ?

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Les deux principaux candidats à la présidentielle au Zimbabwe n’ont pas voulu attendre l’annonce des résultats par la Commission électorale pour proclamer leur avance dans le scrutin.

Quelques heures seulement après le scrutin de ce lundi, le candidat de l’opposition Nelson Chamisa, s’est saisi de son compte Twitter où il a revendiqué une victoire “éclatante” aux élections générales. Pour justifier son propos, le leader du Mouvement pour le changement démocratique (MDC) dit avoir égrainé les résultats de quelque 10 000 bureaux de vote. « Victoire éclatante … Nous avons fait remarquablement bien” contre l’actuel chef de l’Etat et « nous sommes prêts à former le prochain gouvernement » a-t-il tweeté.
Plus prudent, le président sortant Emmerson Mnangagwa, annoncé favori à ce scrutin, a salué des « informations extrêmement positives sur le terrain » sur son compte Twitter où il s’est par ailleurs, félicité du taux de participation élevé. Selon les chiffres de la Commission électorale rendus publics dans la soirée de lundi, le taux de participation du scrutin frôle les 75 %, bien loin de celui enregistré lors de l‘élection de 2013. Les résultats provisoires devraient quant à eux être annoncés dans les cinq jours. Si aucun des candidats ne remporte plus de la moitié des votes, un second tour sera dès lors organisé le 8 septembre.
Selon des sources non-officielles, le candidat Chamisa a pris de l’avance dans la capitale Harare, bastion traditionnel de son parti le MDC. Toutefois, son principal adversaire, le candidat Mnangagwa pourrait l’emporter dans les zones rurales, du reste dans l’est et le sud du pays, où les résultats prennent plus de temps à être publiés en raison du déficit de canaux de communications. Hier 30 juillet, Nelson Chamisa dénonçait une tentative de « réprimer et circonscrire »les élections dans les zones urbaines. Des accusations auxquelles n’a pas réagi la Commission électorale.

Vingt-trois candidats étaient en lice pour ces élections historique, les premières depuis la chute du président Robert Mugabe, qui dirigeait le pays depuis son indépendance en 1980.Outre l’organisation saluée en majorité par les observateurs nationaux et internationaux, le scrutin doit relever le défi de rétablir la sérénité dans le pays. Cette sérénité inclut du reste la relance économique alors que le pays manque cruellement de liquidités et l’inflation et le chômage atteignent des chiffres record.

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