Protection de l’environnement :AIDMR, un centre de référence

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Protection de l’environnement :AIDMR -un -centre- en -la -référence

Des producteurs qui travaillent pour une autosuffisance alimentaire, le Burkina en dispose. L’association interzone pour le développement en milieu rural de Betta dans le plateau central en est un exemple. un site de 5 hectares qui était auparavant impraticable a été récupéré grâce a plusieurs méthodes de techniques de récupération de sol. Aujourd’hui plusieurs cultures y sont menées. Mais leur particularité c’est la production bio.

Un bananier, du manioc, un champ de piment sur une colline, cela parait une utopie mais cela se produit dans la ferme de l’association interzone pour le développement en milieu rural AIDMR de Betta à 30 km de Ziniaré. Un centre installé sur une colline avec pour objectif la diffusion des pratiques agro écologiques et le renforcement des capacités des producteurs pour la gestion des ressources naturelles. Implanté sur cinq hectares, équipés de bâtiment principal en voûte nubienne, de cases d’accueil, d’une étable pour les bovins et ovins, d’un périmètre maraicher et céréalier irrigué par un forage, cette association s’inscrit dans une démarche écologique de protection de l’environnement.

Protection de l’environnement :AIDMR -un -centre- en- la -référence L’électrification des installations est fournie par des panneaux solaires. Pour arriver à ce exploit, des cordons pierreux, des zais , des demi-lune , l’arboriculture ,l’association de cultures sont des techniques de récupération utilisés. « On cultive l’andropogons (une espèce herbes que les paysans utilisent pour faire les seccos) et la politique qu’on a adopté ici est que si quelqu’un veut enlever, on l’invite à planter, et cette politique nous a permis d’endiguer l’érosion » a affirmé Ablassé Compaoré, coordonnateur assistant de AIDMR.

Pour lui le meilleur outil de montrer, de sensibiliser et de former les paysans, c’est à travers la pratique. Donc c’est ce qui les a motivé à créer ce site qui forme des paysans de plus de 160 villages. Il affirme que des paysans ainsi que des animateurs endogènes en agro écologie sont formés dans le centre et à leur tour ils transmettent ces connaissances aux paysans pour assurer une production saine et rentable que ce soit dans le cadre d’une agriculture maraichère ou céréalière. Avec les différents techniques de récupération de sol se site de « tang-zougou » produit une diversité des productions dont les arbres fruitiers comme les bananes, les goyaves, les papayes. Et selon le coordonnateur le projet est jugé rentable car la ou il y a la terre et l’eau tout est faisable.

En plus des retombés pécuniaires le centre de « tang-zougou » est reconnu par son caractère agro écologie. Pour Ablassé Compaoré , l’agro écologie est une éthique ,une mode de vie qui amène le producteur à accepter les autres créatures comme les insectes. Pour lui toutes les créatures ont un rôle à jouer sur cette terre. « Nous devons être content quand les autres êtres vivants profitent de nos production » insiste t-il. A la question de savoir si les insectes envahissent trop les récoltes que faire, M.Ouedrogo suggère l’utilisation des répulsifs. « La pratique des insecticides, des herbicides est interdit dans notre domaine » soutient-il. L’association interzone pour le développement en milieu rural est créée en 2001, et est un lieu de référence. Il reçoit des milieux de visiteurs par an.

Inoussa ZONGO (correspondant)

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