Politique: les «Gaulois» épinglés par le président Macron montent au créneau

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Les Français, des « Gaulois réfractaires au changement » ? La petite phrase lâchée par Emmanuel Macron mercredi 29 août 2018 à Copenhague, devant la communauté française au Danemark, n’en finit pas de provoquer réactions et critiques dans l’Hexagone, notamment du côté de l’opposition et des syndicats.

 

« Les Gaulois réfractaires, ce sont les partis politiques » et non les Français, a justifié ce jeudi matin le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux sur la chaîne publique France 2. Interrogé sur Radio Classique, le ministre de l’Economie et des Finances, Bruno le Maire, évoque pour sa part un « constat amusé ».

 

Mercredi à Copenhague, rendant hommage à la flexisécurité mise en œuvre par les Danois, le président français déclarait : « Ce qui est ici possible est lié à une culture, un peuple marqué par son histoire, et ce peuple luthérien qui a vécu les transformations des dernières décennies n’est pas exactement le Gaulois réfractaire au changement. »

 

Ce n’est pas la première fois que le président français tacle le peu de goût supposé de ses compatriotes pour les réformes. Il l’avait déjà fait en 2017 en Roumanie, évoquant les Français qui « détestent les réformes ». Mais cette nouvelle petite phrase intervient alors que les organisations syndicales et patronales ont commencé mercredi à défiler à Matignon.

 

Elles sont reçues par le Premier ministre et par les ministres du Travail et de la Santé. Les « irréductibles Gaulois » de Force ouvrière proposeront ce jeudi aux autres syndicats une mobilisation et une grève interprofessionnelles en octobre contre la politique du gouvernement, a annoncé le secrétaire général du syndicat, Pascal Pavageau. La CGT, qui était mercredi à Matignon, a déjà donné son accord.

Côté politique aussi, les réactions fusent dans l’opposition. Pour le patron du parti Les Républicains, Laurent Wauquiez, interrogé par Europe 1, le président français n’est pas à la hauteur. « Ce n’est pas à la hauteur du rôle d’un président de la République parce qu’avec cette phrase, il alimente au fond cette espère ce caricature absurde faite constamment sur les Français. Cela signifie qu’il n’a pas compris quel était le rôle d’une président à l’international. »

 

Contre-feu aux affaires en cours ?

 

A gauche, La France insoumise dénonce le « mépris » du chef de l’Etat. Le député Eric Coquerel y voit aussi une façon de détourner l’attention des Français des difficultés de l’exécutif sur le plan économique ou politique, avec les affaires Benalla et Hulot. « C’est peut-être une provocation pour faire oublier la démission de Nicolas Hulot, mais je ne pense pas que les gens vont oublier les raisons pour lesquelles il a démissionné, dit-il. Il y a une façon qu’a Emmanuel Macron de toujours transgresser et je ne crois pas qu’à terme cela lui porte chance… »

 

Contre-feu ou pas, Emmanuel Macron évoque ce jeudi matin, depuis la Finlande où il achève sa visite en Europe du Nord, un simple « trait d’humour ».

 

En conférence de presse ce jeudi matin, Emmanuel Macron a précisé ses propos de la veille: «La France était composée de tribus gauloises et c’est pour moi une très grande fierté».

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