Pathologies mentales: le ministère de la santé renforce les capacités de ses agents

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Le ministère de la santé avec l’appui technique et financier de C.B.M. (Christofel Blenden Mission) a organisé au district sanitaire de Gaoua du 14 au 18 mai 2019 un atelier de formation des formateurs régionaux sur la prise en charge des troubles mentaux. Pendant cinq jours des agents de santé avec des profils divers venus des régions de la Boucle du Mouhoun ,du centre Est et du Sud-Ouest ont été outillés sur l’utilisation du mhGAP et du QualityRights qui sont les principaux outils de l’ O.M.S.(Organisation Mondiale de la santé ) sur la prise en charge des pathologies mentales et les droits des personnes atteintes de troubles mentaux. Cette formation a lieu dans le cadre du projet santé mentale pour tous, officiellement lancé le 26 mars 2019. L’ouverture des travaux a été présidée par docteur Dabiré/Dembelé Estelle, directrice de la prévention et du contrôle des maladies non transmissibles.

 

Selon une étude épidémiologique en population générale réalisée en 2015 au Burkina Faso, il ressort que 41% de la population générale âgée de 18 ans et plus souffre au moins d’un trouble mental. Au regard de ces statistiques inquiétantes, le ministère de la santé avec l’appui technique et financier de C.B.M. a jugé utile de former des acteurs de la santé non spécialistes sur la prise en charge des pathologies mentales en phase avec les normes de l’O.M.S. Pour le Docteur Dabiré/Dembele Estelle « cette formation permettra d’avoir l’accessibilité des soins dans les centres de santé et de promotion social (C.S.P.S) de sorte à minimiser le recours aux centres de santé de référence ».

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Les agents en séance de travail.

A terme, cette formation vise à renforcer les capacités du pool de formateurs sur le diagnostic et la prise en charge des principaux troubles mentaux, la lutte contre la stigmatisation et la discrimination , la promotion des droits humains selon le concept du QualityRights et la gestion des données de santé mentale. Pour Oumar Sangaré, chargé des programmes de CBM « il est attendu des bénéficiaires, une bonne assimilation de la formation pour qu’à leurs tours, ils puissent former d’autres agents de santé pour une prise en charge locale des pathologies mentales ». Le partenaire technique et financier C.B.M accompagne depuis quelques années le ministère de la santé, et depuis 2013 a mis en œuvre un projet santé mentale qui a permis d’engranger pas mal de résultats positifs. Malgré ce succès, force est de reconnaitre que d’énormes défis restent à relever en la matière d’où le lancement d’une seconde phase en mars 2019. A travers cette phase, C.B.M. espère que cela permettra de renforcer la capacité des agents de santé chargés de la prise en charge des personnes qui souffrent de handicap psychosocial et intellectuel, a confié Anne Marie Ouédraogo ,chargée de programme à C.B.M.

Victorien DIBLONI (correspondant)

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