Musique : Roufesse à cœur ouvert

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La musique burkinabè regorge d’énormes talents. Parmi eux, la mélodieuse voix de l’infirmière et plusieurs fois championne nationale de KARATE DO SHOTOKAN. Il s’agit de la jeune dame Roufesse auprès de qui FasoPiC (FP) a tendu le micro. Qui est-elle ? Comment arrive-t-elle à concilier ces deux métiers qui demandent beaucoup de patience ? Roufesse se dévoile à cœur ouvert.FP : Qui est Roufesse ?

FS : Je m’appelle FEROUSE SAWADOGO à l’état civil. Je suis née le 09 avril 1992 à Ouagadougou. Titulaire d’un baccalauréat en série D et infirmière Diplômée d’État en service à la clinique Cardiologique du Bois et mère d’un garçon. Je fus plusieurs fois championne nationale de KARATE DO SHOTOKAN au compte du club RENAISSANCE.

FP : A Quel moment de votre vie est née la fibre musicale ?

FS : La musique pour moi a commencé dès l’enfance, où j’avais la chance de faire des interprétations lors des manifestations culturelles à l’école, ce qui m’a poussé vers une formation musicale au reemdoogo (Atelier Vaccance Musical et à Bark Kombissi).

FP Votre premier album date de quand ?

FS : Mon album RABEEM a vu le jour le 19 Décembre 2015.

FP : Pourquoi RABEEM ?

FS : RABEEM signifie « la peur » et quand vous parcourez mon œuvre je parle de l’abandon des enfants, de la mortalité maternelle, de la violence faite à la femme et en pensant au futur tout cela me fait peur. D’abord en abandonnant les enfants il est possible qu’un jour un frère et une sœur se marie et pire encore un père et sa fille. Ce n’est pas non plus facile en pensant qu’on pourrait perdre la vie en voulant donner la vie. Qu’on soit homme ou femme cela nous concerne car on a une sœur, une femme ou une fille.

FP : Comment arrivez-vous à concilier votre musique avec votre fonction actuelle ?

FS : C’est juste une question de planification. En plus, comme je l’ai déjà dit plus haut dès l’école primaire je faisais la musique. C’est donc une continuité même si cela me demande encore plus de temps qu’au auparavant.

FP : Comment se fait la promotion de votre album ?

FS : Ici au Burkina même si les gens ont commencé à comprendre, la réalité est toujours là. Je fais de l’auto production c’est à dire que je suis mon propre producteur et je profite de cette occasion pour remercier toutes ces personnes comme vous qui ont toujours cru en moi et qui me tendent leurs mains pour la promotion de mon œuvre.

FP : Que pensez-vous de la musique burkinabé de nos jours ?

FS : Personnellement je vois qu’il y a une évolution positive et les mentalités ont commencé à changer car de nos jours les mélomanes même imposent qu’on joue la musique burkinabé, ce qui n’était pas le cas si on refait un saut en arrière.

FP : Qui est votre artiste préféré ?

FS : YOUSSOU N’DOUR du Sénégal

FP : Un featuring en prévision ?

FS : Oui,bientôt il y a la sortie de mon single EXCISION avec l’artiste OUM’C et un autre single avec un autre artiste évoluant dans le genre traditionnel qui n’est plus à présenter qui sera une surprise pour toutes ces personnes qui me suivent de près ou de loin.

Propos recueillis par Issa lazare Kolga,Correspondant

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