Mode : Wakat, une perspective pour la mode burkinabé

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La mode est un domaine qui est de plus en vogue au Burkina Faso. Nombreux sont ces acteurs qui s’essaient à la créativité vestimentaire pour épanouir la sap des Burkinabés d’ici et d’ailleurs. L’industrie connait depuis un certain temps l’adhésion de jeunes structures qui ne passent pas inaperçu. Allons à la découverte de Wakat à travers son Président Directeur General Charles le Bon SOUMANE.

FP : Présentez-nous votre structure.
C.S :
Wakat est une entreprise spécialisée dans le textile. Nous avons des ateliers d’impression surtout support textile (pour les personnalisation personnelle ou entreprises) et coutures Homme et Dame. Cela, nous permet de concevoir nos propres produits et de fournir nos services à des particuliers et entreprises.

FP : qu’est-ce qui vous a poussé dans l’entreprenariat ?
C.S :
« L’entreprenariat a été une passion pour moi depuis le bas âge ». En effet, déjà tout petit, mon rêve était de faire de la musique. À l’école primaire, j’ai alors pris du plaisir à organiser des activités (soirée play-back et autres), et à participer à tout ce qui est activité culturelle. Après je me suis rendu compte que mon rêve a évolué en envie de me lancer dans la production avec pour objectif de soutenir mes amis.
C’est ainsi qu’en deuxième année de droit, je me suis lancé dans l’événementiel avec quelques amis à travers « Univers des stars » qui évolue dans l’événementiel. Parallèlement avec cette équipe, Wakat est né en Août 2014 dans l’objectif de valoriser l’Afrique et ses talents

FP : Qu’est ce qui a entraîné la création de votre structure ?
C.S :
L’envie irrépressible de valoriser l’Afrique à Travers des designs créés par les fils africains. L’envie de permettre aux jeunes de matérialiser leurs idées et leurs rêves. De leur permettre de porter des vêtements portant leurs idéologies avec fierté produit chez chez eux et par eux même. C’est ce qui nous a poussé en 2014 à affronter les obstacles et à se lancer dans ce domaine.

FP : Pourquoi le choix de cette dénomination ?
C.S :
Wakat est un terme en moré qui signifie « le moment ‘’. Chaque chose à son temps et quand le temps arrive, on considère que c’est le moment. C’est une étape dans la vie de chaque homme. Le moment de changer, d’évoluer, de faire les choses différemment et bien! Pour nous c’est le moment de rendre les jeunes fiers, c’est le moment pour l’Afrique de prendre son envol et de valoriser les ressources que nos braves paysans s’attellent à produire, (le coton).

FP : Quels sont vos domaines d’actions et objectifs ?
C.S :
WAKAT intervient dans la couture et l’impression sur tout support textile, ainsi que dans la vente en détails et en gros de prêt à porter. L’objectif principal est de révolutionner la mode en apportant un plus à nos créations, mais également en les rendant accessible au public.

FP : Quel bilan faites-vous de votre année d’existence ?
C.S :
De douze tee-shirt imprimé par une autre entreprise à notre capacité indépendante de production et à notre volume actuel…. On ne peut que remercier Dieu.

FP : Quelles étaient et sont vos difficultés ?
C.S :
Les difficultés sont nombreuses mais la plus grande difficulté que j’ai rencontré a été de me heurter à l’incompréhension de mes parents, qui ne voulait pas de cette vie pour leur enfant. Cela m’a même valu le refus de paiement de ma scolarité par mes parents. Je suis sûr que beaucoup de jeunes sont confrontés à cela mais la réaction doit être la même:
Soyez focus et gardez à l’esprit le résultat à atteindre. Certes, ce n’est pas facile et ça ne le sera jamais mais on vous reconnaîtra pour votre mérite quand vous réussirez et vous devez réussir*. Je ne suis pas encore à mon objectif final mais j’avance sans reculer
La deuxième difficulté majeure est l’obtention de financement. Notre système bancaire n’est pas très favorable à l’accompagnement de ce genre d’entreprise qui n’a pas de garantie à offrir. J’ai dû procéder comme je pouvais avec mes ami(e)s avant de pouvoir effectivement me lancer

FP : Quels sont vos perspectives et les défis à relever ?
C.S :
Les perspectives se sont d’ouvrir nos chaînes de boutiques un peu partout en Afrique et le devis à relever c’est d’être les leaders du textile africain tout en les produisant localement.

FP : Quel message avez-vous à l’endroit de la jeunesse en ce qui concerne les créations vestimentaires au Burkina ?
C.S :
Se fixer des objectifs, Rester focus, Ne jamais, jamais, jamais, baisser les bras car plus ça devient dur, plus nous sommes près du succès, Toujours chercher une valeur ajoutée à travers l’innovation et Se battre pour sa poche mais aussi pour son pays

Kassoum OUEDRAOGO (Correspondant)

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