Mode : être une référence dans la coiffure masculine, c’est le rêve de Tatiana Tapsoba

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Coiffer les hommes, c’est la passion de Tatiana Tapsoba. Pour vivre pleinement sa passion, elle a quitté les bancs après l’obtention de son Brevet d’Etude du Premier Cycle (BEPC). Mais faute de moyens, elle n’arrive pas à réaliser convenablement son métier de rêve.

FasoPiC : une jeune fille qui coiffe des hommes, pourquoi le choix de la coiffure masculine ?

Tatiana Tapsoba : j’ai choisi de faire la coiffure homme, car c’est un métier qui me passionne. Je puis vous dire que le métier de la coiffure mérite une attention particulière. Il faut d’abord que tu aimes ce que tu fais et avoir un esprit créatif. En effet, si quelqu’un te fait confiance et accepte que tu soignes son apparence, il faut que tu sois à la hauteur pour ne pas décevoir la personne. Pour terminer, j’ai choisi ce métier parce que c’est un métier de contacts et de relations.

https://youtu.be/8Po5b6zgyxU

FasoPiC : outre la coiffure masculine, avez-vous des compétences en matière de coiffure féminine ?

Tatiana Tapsoba : oui, je sais aussi faire la coiffure féminine, mais pas avec beaucoup de passion que celle des hommes. Ça fait trois mois que je me suis entièrement consacrée à ce métier.

FasoPiC : comment se passe la relation avec vos clients étant donné que vous êtes une jeune fille ?

Tatiana Tapsoba : la relation avec les clients se passe bien. Je reçois des encouragements venant d’eux. Mais comme vous le savez, ce n’est pas tout le monde qui accepte se faire coiffer par une femme. Souvent, je reçois des clients qui refusent que je les coiffe.

FasoPiC : quelles sont les difficultés que vous rencontrez dans ce travail ?

Mode- être- une –coiffeuse- masculine- renommée-c’est- le –rêve- de -Tatiana -TapsobaTatiana Tapsoba : actuellement, la difficulté majeure, c’est le marché. Aujourd’hui, le monde est secoué par la maladie à Corona virus et les gens sont un peu retissants de peur de se faire contaminer. Mais je puis vous rassurer qu’ici, nous sommes très regardants en matière d’hygiène. Autres difficultés, ce sont le manque de matériel de travail et le local approprié. La preuve, je suis en collaboration avec monsieur Ouédraogo, lui aussi coiffeur et nous partageons le même salon. Dieu merci, c’est un monsieur compréhensif et notre collaboration se passe très bien.

FasoPiC : vous avez quitté les bancs pour embrasser très tôt le monde entrepreneurial, pourquoi ce choix ?

Tatiana Tapsoba : oui, effectivement, j’ai quitté tôt l’école pour me lancer dans le monde entrepreneurial. Il faut dire que c’est après l’obtention de mon BEPC, que j’ai fait à plusieurs reprises. Découragée des études, j’ai décidé de quitter l’école pour me lancer dans l’entrepreneuriat. Au début, les parents n’étaient pas d’accord, mais avec le temps, ils ont fini par me soutenir.

FasoPiC : avez-vous d’autres compétences en dehors de la coiffure ?

Tatiana Tapsoba : outre la coiffure homme, je donne des formations en matière de fabrication de savon liquide, je fais de la pâtisserie et je suis aussi dans le commerce des pagnes traditionnels.

 FasoPiC : quel est votre cri de cœur ?

Tatiana Tapsoba : je lance un appel à toutes les personnes de bonne volonté qui peuvent me soutenir à le faire. Mon ambition, c’est d’être une référence en matière de coiffure masculine au Burkina Faso, mais sans moyens, il me sera difficile de réaliser mon rêve.

Aubin OUÉDRAOGO

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