Manque d’emploi au Burkina : « c’est de la responsabilité de l’État de trouver de l’emploi pour chacun »

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LES-DEBATEURS

Le bureau des étudiants de l’Institut supérieur de management de Koudougou (ISMK), dans le cadre de son programme d’activités, a initié un débat sur le thème « Jeunesse et emploi : l’entrepreneuriat est-il la solution ou la fonction publique ».  Le débat s’est déroulé en présence de plusieurs étudiants d’autres universités, et des gens qui ont réussi dans le domaine de l’entrepreneuriat ainsi que des fonctionnaires de l’État, tous venus partager leurs expériences.

 

LES-PARTICIPANTSC’est la croix et la bannière pour de nombreux jeunes au Burkina Faso, de se trouver un emploi après l’obtention de leurs diplômes. Malgré leur volonté de participer à la création de richesses pour le pays, ces jeunes se retrouvent très vite confrontés à un marché de l’emploi saturé. On se pose la question de savoir s’ils doivent continuer d’attendre à ce que l’État vienne les embaucher, ou s’ils devraient prendre l’initiative d’entreprendre.

Ce débat entre dans le cadre du programme d’activités des étudiants de l’ISMK. Son organisation a été appuyée par la section régionale du Centre-Ouest  du Comité International pour la Promotion du Civisme et de l’Intégrité (CIPCI). Son  objectif, selon le délégué général des étudiants, Idrissa Bassinga, c’est de familiariser d’une part les étudiants à défendre leurs idées en public, et de préparer d’autre part leurs esprits à la réalité qui existe sur le marché de l’emploi. Une activité bien appréciée par le président du conseil d’administration de l’ISMK Dr Abdoulaye Séré, qui a reconnu que « le thème est bien assorti ».

Les avis ont été partagés sur la question de l’emploi au Burkina Faso. Certains débatteurs sont restés stoïques sur leur position, trouvant que « c’est de la responsabilité de l’Etat auquel nous appartenons, de trouver un emploi pour chacun des diplômés ». Ce qui amène Abdoul Karim Koala, à regretter, lorsqu’il soutient que « C’est un échec de former des gens et de pas leur donner des portes de sortie ». « Il faut créer les bases nécessaires, avant d’inviter les jeunes à l’entrepreneuriat », renchérit Léger Rouamba. Karim Koala à compléter en affirmant que  ceux qui entreprennent sont les victimes du système, et ils sont obligés de poursuivre en dépit des difficultés qu’ils rencontrent.

Toutefois, monsieur Koala a appelé l’État à revoir la copie qui passe, à son sens, par la  réforme du système éducatif. Sur la question, le président du conseil d’administration de l’ISMK a indiqué que les universités mettent sur le marché, « une quantité » de diplômés qui n’arrivent pas forcément à trouver leurs marques. « L’Etat ne pourra pas absorber tous ceux que nous produisons », a-t-il dit, avant d’inviter chacun à pousser les réflexions, et à s’intéresser à l’entrepreneuriat. « Les débats ont été enrichissants, et je crois qu’il fallait le faire », a laissé entendre Dr Abdoulaye Séré à sa sortie de la salle.

Rappelons que l’Institut supérieur de management de Koudougou, a vu le jour au cours de l’année l’académique 2009-2010, et offre des formations en diplômes de techniciens supérieurs (DTS), Licences et Masters professionnels.

Abdoul Aziz KABORE (Correspondant)

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