Lutte contre le cancer : Les premières dames en ordre de bataille

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la cérémonie d’ouverture du séminaire régional de haut niveau sur la promotion de la sensibilisation au cancer et des programmes de plaidoyers dans les Etats membres africains de l’Organisation de la coopération islamique (OCI) qui a débuté à Ouagadougou le 1er août 2018, a eu lieu le jeudi 2 août 2018 sous la présidence de l’initiatrice, l’épouse du président du Faso, Sika Kaboré . Cette rencontre des premières dames s’inscrit dans le processus de leur engagement solidaire pour lutter contre le cancer, réaffirmer leur détermination à mutualiser et à coordonner leurs efforts en vue de la prévention et du traitement du cancer sous toutes ses formes.

Le cancer est un fléau qui détruit l’humanité. C’est d’ailleurs la deuxième cause de décès avec environ 8,8 millions de victimes enregistrées en 2015 à en croire l’épouse du président du Faso, Sika Kaboré qui a cité l’agence internationale de recherche de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). C’est donc consciente de cette situation et pour lutter contre cette maladie, qu’elle a décidé de regrouper 17 premières dames des pays membres de l’Organisation de la coopération islamique (OCI), engagées dans la lutte contre le cancer dans la capitale autour d’un séminaire. Il s’agit en effet du séminaire régional de haut niveau sur la promotion de la sensibilisation au cancer et des programmes de plaidoyers dans les Etats membres africains de l’Organisation de la coopération islamique (OCI) qui a débuté à Ouagadougou le 1er août 2018. Sika Kaboré estime qu’il s’inscrit dans le processus de l’engagement solidaire des premières dames pour lutter contre le cancer, réaffirmer leur détermination à mutualiser et à coordonner leurs efforts en vue de la prévention et du traitement du cancer sous toutes ses formes. L’épouse du chef de l’Etat estime impérative que cette rencontre au regard de l’ampleur des dégâts que cause le cancer. Elle justifie ses propos en confiant qu’environ 70% de décès par cancer surviennent dans les pays à faible revenu ou intermédiaire parmi lesquels les pays membres du groupe Afrique de l’OCI. Prenant l’exemple du Burkina Faso, elle a indiqué que 7 800 cas de nouveaux cancers sont diagnostiqués depuis 2017. Pire confirme-t-elle, plus de  6 200 familles sont endeuillées chaque année du fait de cette maladie, soit environ 25 décès par jour et un décès par heure. A l’en croire donc,  ces statistiques qu’elle estime fort inquiétantes sont sensiblement les mêmes dans les pays dont les premières dames ont pris part au séminaire. Pour donc l’initiatrice du séminaire, des actions vigoureuses doivent être prises en soutien franc aux programmes de prévention et de prise en charge ; notamment en renforçant les programmes de sensibilisation sur les changements de style de vie et en développant le dépistage et le traitement de cancer.

Elle y tient et elle insiste là-dessus car selon ses explications, 70% des cas de cancer sont détectés à un stade très tardif ; ce qui rend leur gestion et leur rattrapage pratiquement chimérique a-t-elle soutenu. Selon Sika Kaboré, dans tous les pays membres de l’OCI, on dénombre moins de 10 centres de radiothérapie, alors que l’on estime que 60% environ de tous les cas de cancers devrons être soumis à un traitement par les rayonnements à certains stades de la maladie. Elle va plus loin en révélant que les médicaments anticancéreux ne sont pas accessibles à tous en raison de leurs coûts élevés. « De même, le développement des services de cancérologie est encore au stade embryonnaire et est toujours localisé dans les capitales »  a-t-elle ajouté.

Au regard de cette situation, la présidente de la cérémonie a indiqué qu’il est impérieux que dans les différents Etats, des mesures fortes soient prises en termes de politiques pour non seulement créer, équiper et rapprocher les centres de soins aux couches les plus vulnérables, mais aussi réduire considérablement les coûts de traitement par des subventions. Pour que cela soit une réalité, la patronne de la cérémonie pense que les premières dames ont un rôle important à jouer dans la lutte au regard de cette déclaration qu’elle a faite : « nous les premières dames, en première ligne de cette lutte, nous devons être mises à contribution aux côtés des pouvoirs publics et des partenaires au développement pour faire de cela une réalité au grand bonheur de nos populations ». Tout en reconnaissant que les défis sont énormes, car c’est un combat de longue haleine a-t-elle soutenu ; l’épouse du président du Faso, Sika Kaboré dit avoir foi qu’avec l’abnégation de chacune d’entre elles, elles parviendront assurément à de meilleurs résultats.

Thierry KABORE

 

 

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