L’ONU dénonce des « intimidations » d’électeurs au Zimbabwe

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Les Nations unies ont dénoncé mardi des « intimidations » et des « menaces de violences et de harcèlement » d’électeurs avant les scrutins présidentiel et législatifs du 30 juillet au Zimbabwe, les premiers depuis la chute de Robert Mugabe en novembre.
« Nous restons inquiets du nombre croissant d’informations reçues, en particulier dans les zones rurales, concernant les intimidations d’électeurs, des menaces de violence, de harcèlement et de coercition, notamment de la part de personnes contraintes d’assister à des meetings politiques », a indiqué le Haut-commissariat de l’ONU aux droits de l’Homme.
Dans un communiqué, l’ONU a aussi dénoncé « l’usage inquiétant de propos désobligeants à l’égard de candidates femmes ».
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Elle a appelé « les autorités, les partis politiques et leurs partisans » à s’assurer que « les élections ne soient pas entachées de tels actes afin que tous les Zimbabwéens puissent participer, sans peur, à un processus électoral crédible ».
Le Haut Commissariat a toutefois salué « l’élargissement de l’espace démocratique au Zimbabwe », notamment la tenue à Harare de manifestations pacifiques et de meetings politiques.
Sous le règne de M. Mugabe, les élections ont été systématiquement entachées de fraudes et de violences visant les partis d’opposition et leurs partisans.
Mais son successeur, Emmerson Mnangagwa, lui aussi membre de la Zanu-PF au pouvoir depuis 1980, a promis des élections libres et justes. Il a également accepté la présence d’observateurs de l’Union européenne, du Commonwealth et d’organisations américaines, une première en seize ans.
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L’opposition, victime des coups de force et des tricheries sous l’ère Mugabe, reste toutefois très méfiante.
Emmerson Mnangagwa est donné favori, mais son avance se réduit à l’approche de la présidentielle, où il est crédité de 40% des suffrages contre 37% pour son principal rival Nelson Chamisa, selon un sondage publié vendredi par le groupe Afrobarometer.

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