L’As de la chirurgie s’en est allé

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Il y’a des hommes dont la disparition crée un grand vide. Ahmadou Sanou professeur titulaire en chirurgie général et cancérologie s’est éteint le samedi 04 août dernier à l’âge de 76 ans. L’ordre des médecins, amis, collègues et parents lui ont rendu un dernier hommage ce jeudi 9 août 2018 à l’université de Ouagadougou.

 

C’est dans un sentiment de deuil, de consternation que le personnel enseignant hospitalo-universitaire, le personnel ATOS et les étudiants de l’UFR/SDS ont rendu hommage à l’illustre disparu le Pr Amadou Sanou. En effet, Née le 06 décembre 1942 à Bobo-Dioulasso, il effectua ses études secondaires dans la même ville sanctionné tour à tour par l’obtention du Certificat d’Etudes Primaires et Elémentaire, du Brevet d’Etudes du Premier Cycle et du Baccalauréat de l’Enseignement du Second degré série scientifique.
Il s’inscrit en faculté de médecine à l’Université Cheick Anta Diop de Dakar, et obtint le diplôme d’Etat de docteur en Médecine. Spécialiste en chirurgie général et cancérologique en 1976, il réussit brillamment au concours d’agrégation française à PARIS et est nommé professeur agrégé de chirurgie en 1 980.Proffesseur Sanou de son vivant a été nommé au poste universitaire assistant Chef de clinique en Chirurgie et en cancérologie à l’hôpital Aristide Le Dantec de Dakar ; Assistant chef de clinique Associé à la faculté de Médecine de Montpellier où il a préparé et réussi le concours d’agrégation.
Homme discret, travailleur, totalement engagé dans tout ce qu’il fait il a su montré sa disponibilité ce qui lui a permis d’occuper plusieurs autres fonctions. Il a été le premier président de l’ordre unique des médecins, pharmacien et chirurgien-dentiste du Burkina Faso. Son engagement pour un enseignement de qualité, lui a valu la reconnaissance de la nation toute entière et de la communauté scientifique. Il a été plusieurs fois élevé au titre de Officier de l’ordre National du Burkina Faso ; Chevalier de l’Ordre des palmes académiques du Burkina Faso ; Chevalier de l’Ordre international des palmes académiques du Cames.
Homme de sciences, méthodique et rigoureux, le milieu médical et scientifique pleure aujourd’hui ce grand Maitre qui a su les léguer un héritage inestimable dans le domaine de la médecine. Il reposera désormais sur le territoire de ses pères à Bobo-Dioualasso.

Christ-vi Ouédraogo (stagiare)

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