« La musique pour moi est un don de Dieu », Alice Aditoua artiste musicienne

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Alice Aditoua est une artiste musicienne burkinabè. Native de Po, province du Nahouri, elle commence dès le bas âge à se faire des modèles. A l’exemple de son frère Bil Aka Kora et Aka Denis, Alice fait de la musique son passe-temps favori. Son histoire avec la musique est plus qu’une histoire d’amour, c’est une passion. D’où vient l’inspiration de cette dame semblable à celle de feu Djata Ilebou ? L’équipe de FasoPic est allée à sa rencontre pour en savoir plus de la vie de l’artiste.

 

FasoPic (FP) : S’il vous plait, veuillez-vous présenter à nos internautes.

Alice ADITOUA (AA) : Je suis Alice Aditoua, artiste musicienne. Je suis la sœur à Bil Aka Kora.

FP : D’aucuns disent que la musique ne nourrit pas son homme alors, quelles sont les raisons qui vous ont amenée à faire de la musique ?

AA : La musique pour moi est un don de Dieu. Parfois mêmedans mon sommeil j’ai des visions au sujet des chants que je vais fredonner les jours suivants. La plupart du temps je ne rentre pas en studios avec du texte. Tout me vient à l’esprit sous forme d’inspiration. Je l’ai découvert depuis ma tendre enfance. Mais en réalité je le tiens aussi de ma mère qui aussi possède ce don. A mes débuts j’avais tout de suite envie d’être sur les scènes musicales, malheureusement faute de moyens je n’ai pas réussi.

FP : Parfois les parents souhaitent que leurs enfants réussissent plus à l’école. Quel a été votre cas ?

AA : Pour ma part à la maison, aucune personne du côté de mes géniteurs ne s’est opposée dans mon histoire avec la musique. J’avais le soutien de tout le monde en particulier celui de mon père. Hormis mon père, mes frères également s’investissent beaucoup pour que ma musique voyage partout dans le monde. Parlant d’école c’est avec le temps que j’ai payé pour pouvoir échanger avec mes fans sinon mes parents ne m’avaient pas inscrite à l’école.

FP : Vous avez eu pour mentor Aka Denis et Bil Aka Kora,parlez-nous de votre carrière musicale.

AA : J’ai trois albums à mon actif. Le troisième s’intitule « youyongo » en langue kassena et veut dire « chance » en langue française. Le message que je lance à travers cet album s’adresse à la jeunesse entière. J’ai constaté un changement dans la vie du monde. Avant quand j’étais plus jeune, les enfants avaient un respect inconditionnel à l’endroit des personnes âgées. De nos jours rares sont ces jeunes qui connaissent l’importance de cette tranche d’âge. L’argent a pris le dessus dans la vie d’aujourd’hui. J’invite les jeunes à se battre pour obtenir sainement leur pain quotidien. L’album « youyongo » est composé de quatre titres et est entièrement produit par le Bureau Burkinabè du Droit d’Auteur (BBDA). Cette production que j’ai bénéficiée du BBDA est d’ailleurs une chance pour moi. Le deuxième album dont l’enregistrement a pris fin en 2017, n’a pas pu être finalisé par manque de moyens financiers. Il s’intitule « Anoutamé » qui veut dire « Parole de maman ».Ce message s’adresse à nos autorités. Les mamans souffrent beaucoup des différents maux de la société ; elles sont parfois accusées de sorcellerie sous d’autres cieux. Alors je demande plus de stratégies de la part du gouvernement pour apaiser leurs souffrances. Le premier album « Apenbounga » sorti en 2013, l’artiste donne toujours des conseils à qui veut l’entendre. Côté partenariat j’arrive à m’insérer dans le milieu du show-biz malgré mes moyens modestes.

Mireille Bailly (stagiaire)

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