Insécurité alimentaire : la biotechnologie, une opportunité pour les pays ouest africains

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De nos jours, force est de constater l’importance des migrations des populations d’une localité à une autre à la recherche des terres cultivables. Une augmentation aussi importante de maladies sur nos populations et surtout un impact sur l’environnement et cela est dû au changement climatique, à l’appauvrissement des sols, au lessivage des sols par l’érosion et l’action des oiseaux granivores sur les cultures. C’est ainsi que la biotechnologie agricole a été mise à la disposition du monde paysan notamment des semences améliorées, des fertilisants bio et des conseils techniques pour l’accroissement des rendements agricoles afin d’inviter les paysans à s’investir dans la gestion durable des terres.

Certains pays à l’image du Burkina Faso, font face actuellement à une insécurité alimentaire. La cause ? Des spécialistes de l’agriculture pointent du doigt la mauvaise saison de l’année dernière due à plusieurs facteurs. Entre autres, il y a la mauvaise répartition des pluies et les insectes ravageurs notamment les chenilles légionnaires et les oiseaux granivores. Ainsi, le Commissaire chargé de l’agriculture, de l’environnement et des ressources en eau de la CEDEAO, Sékou Sangaré, a souligné que des baisses de productions ont été enregistrées en Gambie, au Burkina Faso, en Guinée Bissau en raison de l’insuffisance des pluies. Et de poursuivre, aucune production céréalière n’a été enregistrée au Cap-Vert. Pour y faire face, de nombreuses initiatives furent envisagées dans divers domaines en vue d’être en phase avec le changement climatique.

Au nombre de ces initiatives, on peut citer les semences améliorées, des intrants organiques, des conseils techniques ainsi que la révolution verte de 1960 et 1970. Beaucoup de pays sont largement passés à côté des avantages de cette révolution verte. Et nous estimons qu’ils doivent maintenant entrer de plein pied dans la révolution biotechnologique pour tirer profit de ces avantages économiques, écologiques et rattraper ainsi leur retard accusé en agriculture en utilisant effectivement les semences améliorées. Comme semences améliorées, il y a le coton bio, le soja tolérant aux herbicides, le maïs tolérant aux insecticides, le niébé, le sésame et bien d’autres.

En Afrique de l’Ouest, le Burkina Faso a commencé des essais en station de coton transgénique en partenariat avec Mosanto. C’est dans la même dynamique que l’association pour le Développement du Riz en Afrique de l’Ouest (ADRAO) a utilisé la culture de tissu pour former les variétés de riz hybrides à partir de celles africaines et asiatiques. En plus de cela, le Nouveau Riz pour l’Afrique (NERICA) promet d’offrir plusieurs avantages sur les variétés africaines conventionnelles, comme la maturité plus précoce, une meilleure résistance aux parasites, une tolérance à la sécheresse et aux sols acides ainsi qu’une taille plus élevée, ce qui facilitera la récolte manuelle sans être obligé de courber le dos.

Ce potentiel de la biotechnologie comprend l’accroissement des rendements, l’amélioration de la nutrition, la résistance à la sécheresse, aux parasites et aux maladies végétales. Aussi, les défenseurs de la biotechnologie avancent qu’elle permet de renforcer la sécurité alimentaire en accroissant la productivité de manière durable. Ils soutiennent qu’elle réduit la nécessité d’étendre les surfaces cultivables, limitant les besoins d’irrigation et l’utilisation des pesticides nuisibles à l’environnement et à la santé humaine.

Mais hélas, le faible niveau des producteurs fait qu’ils méconnaissent le mode d’utilisation des semences appropriées aux types de sols convenus, l’utilisation des insecticides et des matériels adéquats. Des constats ont été faits au Sénégal et au Bénin où des recommandations sur la bonne utilisation des insecticides et du matériel idoine ont été faites. La biotechnologie moderne étant encore très récente, l’évolution des produits issus des technologies, leurs effets sur la santé humaine et leur interaction avec les autres espèces restent méconnus. En conséquence, il est préconisé de prendre des mesures de sécurité adaptées pour protéger l’environnement, la biodiversité et la santé humaine contre ces risques potentiels.

Saaniayouor Levis KPODA(Stagiaire)

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