Hauts-Bassins : l’AFPHPB est-il en train de disparaitre ?

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Créée officiellement en 1967, l’Association Fraternité des Personnes Handicapées Physiques de Bobo(AFPHPB) est située dans le secteur 13 de la ville de Bobo-Dioulasso. A sa création, ce centre a fait la fierté des personnes handicapées physiques qui l’ont intégré. Il continue toujours d’être un soulagement pour ses pensionnaires. Cependant aujourd’hui, il est confronté à d’énormes difficultés.

Dans son organisation, le centre est divisé en quatre(4) sections que sont la section soudure, la section grillage, la section mécanique et la section arc-en-ciel fabrication des jouets éducatifs en bois. Malgré la hargne de ses pensionnaires, le centre est confronté à d’énormes difficultés. Le manque de partenaires fiables après le départ des premiers partenaires comme Caritas, Rotary etc,le manque de subventions de la part de l’Etat, le manque d’électricité…A celles-ci s’ajoutent le caractère obsolète des outils de travail comme les machines dans l’atelier de soudure ainsi que l’absence du minimum dans toutes les sections. M. Sanou Mamadou, chef d’atelier à la section soudure qui a intégré le centre depuis 1984 ne va pas avec le dos de la cuillère pour exprimer son désarroi: « Nous sommes vraiment délaissés. Ici dans cet atelier, nous fabriquons des voiturettes, des chariots pour les hopitaux, des triangles à niveaux des béquilles et plusieurs autres choses. Malheureusement nos conditions de travail sont des plus précaires.Nous n’avons pas d’électricité et aucune de ces machines n’a été remplacée depuis 1984mais on continue de travailler ». regrette-t-il.

Le constat est plus alarmant dans la section arc-en-ciel fabrication des jouets éducatifs en bois où il n’y a plus d’électricité depuis plus de dix(10) ans. « L’ouverture de ce centre pour personnes handicapées a été un ouf de soulagement, mais le gros problème c’est le manque de soutien financier de la part du ministère de l’action sociale. Vraiment c’est dans des conditions infernales que nous travaillons » décrit Sanou Ernest responsable du centre et en charge de la section.

Malgré ces énormes difficultés, le travail se poursuit tant bien que mal dans une ambiance parfaite, en attendant l’arrivée de nouveaux partenaires ou encore un retour significatif de l’Etat à travers l’action sociale.
« Nous disons vraiment aux autorités de nous venir en aide car tout le monde bénéficie de ce qui est fabriqué dans ce centre. Nous sommes vraiment dans le besoin », lance Mr Sanou Ernest responsable du centre.

Koné Yaya, Correspondant

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