Exigences du monde de l’emploi: l’association Baobab de la cité compte relever le défi

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Comme on le dit souvent, « seul on va plus vite, mais ensemble on va plus loin ». C’est sans doute cette option d’aller loin qui a motivé Arthur sidnoma TIENDREBEOGO et ses camarades à la création de « l’association Baobab de la cité ». Le but de cette association est de donner un cadre à la jeunesse de Saaba, pour le renforcement de leurs capacités, afin de répondre aux exigences du monde de l’emploi. Une équipe de FasoPiC a rencontré le coordonnateur de cette association, Arthur sidnoma TIENDREBEOGO pour en savoir plus.

FasoPiC : présentez-nous votre association.

Artur Sidnoma TIENDREBEOGO (A.T) : l’association BAOBAB de la cité est une association de droit burkinabè, apolitique, laïc et non-syndicale. Créée en janvier 2020, par un groupe de jeune de Saaba, elle agit dans le domaine de l’action sociale, de la culture et de l’éducation. Elle permet le brassage des publics et favorise la rencontre de jeunes, qui très souvent se méconnaissent.

FasoPiC : quels sont les objectifs de cette association ?

A.T : L’association a pour objectif de contribuer au développement du « vivre ensemble », et à contribuer à l’instauration d’une plus grande égalité des chances, en offrant à tous les jeunes un capital d’expériences, d’atouts et de relation pour poursuivre par la suite leur propre parcours.

ARTHUR-SIDNOMA-TIENDREBEOGOFasoPiC : pourquoi l’appellation « Baobab de la cité » ?

A.T : en Afrique, l’arbre à palabres est un lieu traditionnel de rassemblement, sous l’ombre duquel on s’exprime sur la vie en société, les problèmes du village, la politique. C’est aussi un lieu où les enfants viennent écouter, des histoires conter par un ancien du village. Par extension, l’expression peut désigner l’endroit d’un village où se trouvait un arbre à palabres, généralement le baobab. C’est au regard de toutes ces qualités, que nous avons choisi de donner le nom BAOBAB à notre association.

L’association BAOBAB de la cite se veut l’image du baobab qui est incontournable dans l’histoire africaine, et être un repère pour plusieurs générations.

FasoPiC : quelles sont les conditions d’adhésion à votre association ?

A.T : l’association BAOBAB de la cité est ouverte à toute personne épousant nos objectifs. Pour le moment, l’adhésion est volontaire et gratuit car nous sommes en train d’élaborer les statuts et le règlement intérieur de l’association.

FasoPiC : quelle est la particularité de votre association ?

A.T : C’est vrai qu’il y a beaucoup d’associations similaires, mais elles ne fonctionnent pas bien comme la nôtre. Aussi, il faut noter dans notre association, que nous avons plusieurs profils. Toutes ces compétences réunies feront de cette association la référence pour le développement de capital humain.

ARTHUR-SIDNOMA-TIENDREBEOGOFasoPiC : à ce jour, combien d’activités l’association a-t-elle réalisé ?

A.T : Baobab de la cité a  déjà menées 5 activités depuis sa création. Le 02 février 2020, nous avons reçu le comité de pilotage de l’initiative ALL IN (TOUS ENSEMBLE) pour une sensibilisation sur trois fléaux que sont : la santé sexuelle et reproductive qui regroupe les grossesses précoces, l’IST et VIH SIDA et la consommation des substances psychotropes (drogue tabac alcool). L’initiative ALL IN est une initiative lancée par l’UNICEF depuis 2016.

Le 14 mars 2020, nous avons accompagné l’association Amicales Voisines Solidaires qui est une association de nos mamans à travers leur journée de Don aux déplacés interne d’Arbinda qui sont derrière la zone industrielle de kossodo à Ouagadougou. Le 19 avril 2020, l’association a tenu une journée de Don et de sensibilisation pour la lutte contre le COVID-19 à Saaba.

Le 28 avril 2020 sur l’initiative et l’accompagnement de notre parrain Mr Serge Dofinta BONDE, nous avons produit une quantité assez importante de solution hydro alcoolique que nous avons mis à la disposition du grand public à des prix conformes à la règlementation gouvernementale.

Le 01 juin 2020, nous avons lancé une initiative que nous avons dénommée « l’initiative 1MOIS-1LIVRE ». Enfin aujourd’hui, nous voici ici rassemblé pour tenir notre toute première conférence publique sur le thème : Jeunesse, leadership droit et devoir citoyen. Et le 08 août 2020 l’association a organisé un don de sang.

FasoPiC : votre association, rencontre-t-elle des difficultés dans le cadre de ses activités ?

A.T : Les difficultés rencontrées par l’association sont d’ordre financier. Actuellement, Elle fonctionne avec le soutien de certains de nos partenaires, et cela est un risque pour nous. C’est un risque dans la mesure où nous n’aurons pas le soutien de nos partenaires à tout moment. Nous sommes actuellement à la recherche des idées et moyens pour que l’association ait ses propres fonds.

 

FasoPiC : les burkinabè iront dans les urnes le 22 novembre prochain pour élire un Président et des députés. Quelle importance accordez-vous à ces élections ?

A.T : Les élections pour moi sont une bonne chose, car la sécurité de la population en découle. Au Burkina, nous avons un mandat qui dure 5 ans renouvelables une fois. Cela fait donc 5 ans que l’actuel président est au pouvoir. Cette année doit marquer un nouveau départ pour le pays pour les 5 ans à venir.

Nous attendons beaucoup de nos nouveaux dirigeants. Tout d’abord, ils doivent travailler à restaurer la sécurité dans le pays. Ensuite la relance de l’économie du pays et enfin créer des opportunités pour la jeunesse. Je demande aussi aux jeunes de travailler à avoir les compétences nécessaires, pour répondre aux politiques de développement qui seront mises en place par ce nouveau gouvernement.

FasoPiC : quel message avez-vous à l’endroit des futurs dirigeants du pays ?

A.T : Aujourd’hui, la jeunesse doit s’impliquer dans la gestion du pays. Si nous voulons nous faire entendre, il faut que nous acceptions de prendre les choses en main. Nous voyons dans d’autres pays des jeunes qui siègent à l’Assemblée nationale ou dans le gouvernement, ce qui n’est pas le cas au Burkina Faso. Mon souhait est qu’à l’issue de ces élections, nous puissions avoir des jeunes dans le gouvernement et à l’Assemblée nationale. C’est ainsi que nous pourrions nous faire entendre.

Propos recueillis par Aubin OUÉDRAOGO

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