Election présidentielle au Burkina : novembre 2020 ou rien !

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L’opposition a tenu sa traditionnelle conférence de presse ce mardi 28 avril 2020 à Ouagadougou. Les élections couplées, le COVID-19, la répression des médias ont été entre autres les sujets abordés à cette conférence. Elle a été animée par Mamoudou DICKO, président de la NAFA et Adama SERE président du RDEBF.

« Les élections couplées de novembre 2020 doivent se tenir à bonne date », c’est ce qu’a fait savoir l’opposition lors de sa conférence de presse. On se rappelle que le président du Faso s’est entretenu deux fois avec l’opposition le 17 et le 23 avril 2020. Selon Mamoudou DICKO, les deux sujets phares de ces deux rencontres étaient les élections couplées de novembre 2020 et la maladie à COVID-19.

A en croire, l’opposition, la CENI se dit être capable de tenir les élections à bonne date mais si toutefois un retard adviendrait, elle propose que la classe politique fasse des modifications sur certains aspects du code électoral. Une chose que l’opposition refuse d’entendre. « L’opposition a réaffirmé sa position qui est que les élections couplées présidentielles et législatives doivent se tenir en novembre 2020 conformément à la constitution, au code électoral, aux conclusions du dialogue politique. Aucun autre scénario n’est envisageable, et aucun prétexte ne doit être trouvé pour tomber dans des artifices juridiques permettant d’aller au-delà des mandats du peuple », a laissé entendre Mamoudou DICKO.

Concernant la gestion de la pandémie de COVID-19, l’opposition déplore les méthodes du gouvernement. Pour elle, le gouvernement depuis l’avènement de la pandémie, ne fait que du « copier-coller » en ce qui concerne les mesures de riposte. Sur le sujet du décès du député, l’opposition se réserve de toute communication sur sa mort, quand bien même, il y a des zones d’ombre sur la cause du décès.

L’opposition est revenue sur la tension qui existe entre les médias publics et le gouvernement. Sur cette question, elle demande la réintégration pure et simple de ces agents des médias publics et l’amélioration de leurs conditions de vie et de travail. « Le CFOP, ne saurait accepter une telle dérive. Les médias sont la sève nourricière de la démocratie, quand ils sont en danger, c’est nous démocrates, qui sommes en danger. Par ailleurs les médias publics sont soutenus par l’argent de tous les burkinabè. Les transformer en propriété du MPP est une forme de patrimonialisation du pouvoir », c’est pourquoi « nous demandons la réintégration pure et simple de ces agents des médias publics et l’amélioration de leurs conditions de vie et de travail », déclaré Mamoudou DICKO.
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Sur la question des enseignants du privé et les vacataires, l’opposition plaide pour que des allocations périodiques leur soient versées par l’État, jusqu’à la reprise effective des cours. Par ailleurs le CFOP salue et encourage l’ensemble des acteurs qui travaillent pour l’élimination de le COVID-19. Elle exhorte aussi à la population à toujours appliquer les gestes barrières édictés par les services sanitaires.

Aubin OUÉDRAOGO

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