An IV de l’insurrection populaire : la population de Gaoua réclame justice pour les martyrs

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La célébration de l’an IV de l’insurrection populaire à Gaoua dans la capitale de la région du Sud-Ouest a été ponctuée ce mercredi 31 octobre 2018 par une marche et une conférence organisée par les structures syndicales, de la société civile.

 

Cela fait quatre ans, que le peuple burkinabè s’est insurgé contre le régime de l’ex président Blaise Compaoré. Ce mercredi 31 octobre 2018, jour anniversaire de la commémoration de l’insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2014, les structures syndicales et organisations de la société civile de Gaoua ont rendu hommage aux martyrs à travers une marche sur les artères de ladite ville , avant de se retrouver dans la cour des écoles centres A et B pour une conférence.

Animée par Abdoul Rasmané Nombré substitut du procureur près du tribunal de grande instance de Gaoua la conférence avait pour thème « insurrection, 4 ans après, quel bilan ? »

 

Pour Aoué Gomgnibou président du comité régional anti- corruption du sud-ouest « quatre années après l’insurrection, le bilan n’est pas reluisant. Ce bilan a laissé tout le monde sur un gout d’inachevé et c’était évident parce que de par l’humanité toutes les insurrections se sont soldées par une révolution, l’insurrection du Burkina a été étouffé en cours de route d’où ces remous sociaux permanents ».

SOMBIE Nouhoun secrétaire général du SYNATEB Poni pour sa part souligne que « Rien n’a évolué, 4 années après l’insurrection. Le régime actuel sur qui le peuple nourrissait l’espoir, ne fait que perpétuer le régime COMPAORE. Les crimes impunis, lenteurs dans le jugement des dossiers relatifs à l’insurrection, le copinage entre membres du gouvernement et même sur le plan économique, rien n’a changé ».

 

« Nous ne sommes pas vraiment contents de la gestion du gouvernement actuel et nous interpellons les nouvelles autorités à prendre à bras le corps les dossiers de l’insurrection et veiller à l’amélioration des conditions de vie de la population du Burkina » a-t-il souhaité.

Les autorités administratives et politiques ont marqué leur signe de reconnaissance en la mémoire des martyrs. Elles se sont retrouvées au haut-commissariat du Poni avec à leur tête le gouverneur de la région du sud-ouest Tagséba Nikiéma pour observer une minute de silence.

 

« C’est une date au cours de laquelle le peuple burkinabé s’est soulevé contre un ordre politique et nous devons la commémorer pour que ceux qui viendront après nous se souviennent des actes de bravoures qui ont été posés à un certain moment de l’histoire de notre pays », a laissé entendre Tagséba Nikiéma.

 

Victorien DIBLONI (Correspondant)

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