Protection de l’enfant : 29 chefs traditionnels paraphent une charte pour matérialiser leur engagement

0
29 -chefs -traditionnels - paraphent -une -charte -pour –matérialiser- leur -engagement

L’atelier de formation et de plaidoyer des chefs traditionnels sur la protection de l’enfant, s’est refermé le vendredi 16 septembre 2022, à Koudougou. Ces soixante-douze (72) heures de travaux ont abouti à la signature de la charte de l’engagement pris par les vingt-neuf (29) chefs traditionnels pour la réalisation des droits de l’enfant et la cohésion sociale. Cette activité est l’initiative de l’association RAYIMI en partenariat avec l’UNICEF.

 

29 -chefs -traditionnels - paraphent -une -charte -pour –matérialiser- leur -engagement  Ils étaient vingt-et-un (21) jeunes leaders et vingt-neuf (29) chefs traditionnels de neuf (9) régions du Burkina Faso, à participer à cet atelier de plaidoyer sur la protection de l’enfant. Ils sont venus des régions du Centre, Centre-Ouest, Centre-Est, Centre-Nord, Boucle du Mouhoun, Hauts-Bassins, Cascades, Nord et Sahel. Pendant 72 heures, soit du 14 au 16 septembre 2022, ces participants ont été formés sur les thématiques en lien avec l’enregistrement des naissances, le mariage des enfants, les violences faites aux enfants, les mutilations génitales féminines et la consolidation de la paix.  Au sortir de cette activité, les chefs traditionnels ont matérialisé leur désir d’accompagner cette initiative, en paraphant à cet effet une charte d’engagement. Un document qui engage « les bonnets rouges », à œuvrer chacun dans sa région, canton ou village pour la réalisation des droits de l’enfant et la cohésion sociale. Et cela passe notamment par l’enregistrement universel des enfants à l’état civil, l’élimination des mutilations génitales féminines, du mariage des enfants ainsi que toutes les autres formes de violences faites aux enfants.

Une charte allant dans le sens de la réalisation des droits de l’enfant et la consolidation de la paix

29 -chefs -traditionnels - paraphent -une -charte -pour –matérialiser- leur -engagementPlusieurs actions sont inscrites dans la charte. En ce qui concerne la réalisation des droits de l’enfant et la cohésion sociale, les chefs traditionnels s’engagent à mobiliser et engager les populations pour le respect et l’application des droits de l’enfant, en incluant les jeunes dans l’action publique.  Sur le plan de l’enregistrement des naissances, les chefs traditionnels s’engagent à mobiliser et engager les populations pour recenser les enfants non enregistrés à l’état civil et accompagner les familles afin que les enfants soient enregistrés dans les meilleurs délais. Aussi, la mise en place d’un mécanisme de suivi se fera afin de s’assurer que tous les nouveaux nés soient systématiquement enregistrés à l’état civil.

Pour ce qui est de la prévention des violences faites aux enfants, le mariage des enfants, les mutilations génitales féminines, les chefs traditionnels prévoient l’organisation de sessions de dialogues communautaires pour renforcer la prise de conscience des populations sur les méfaits du mariage d’enfants, les mutilations génitales féminines et les autres violences faites aux enfants. Au-delà, un mécanisme de veille communautaire incluant les jeunes pour identifier les cas de violences faites aux enfants et les référer auprès des structures compétentes, sera opérationnalisé.

L’atteinte des résultats clés de l’UNICEF en matière de protection du droit de l’enfant attendue

29 -chefs -traditionnels - paraphent -une -charte -pour –matérialiser- leur -engagement Cet atelier de formation est l’initiative de l’association RAYIMI en partenariat avec l’UNICEF. Au sortir de cette rencontre, les organisateurs disent compter sur les « bonnets rouges » et les jeunes leaders de U-Report pour l’atteinte des résultats de l’UNICEF allant dans le sens de la protection de l’enfant. « Je suis convaincu que les actions que vous mènerez apporteront une différence certaine dans vos localités, dans le sens de la complémentarité avec les interventions des services publics et autres acteurs du développement », selon le représentant de la représentante résidente de l’UNICEF au Burkina Faso, Charles Tayo.  « Les pratiques qui se faisaient hier taxées de ‘’mauvaises’’ ne doivent plus exister aujourd’hui », a lancé sa majesté Naaba Saaga 1er, chef d’Issouka. Des mots pour traduire sa volonté de voir les choses changer sur le terrain, pour ainsi permettre une meilleure protection de l’enfant.

 Abdoul Aziz KABORE (Correspondant)

LAISSER UN COMMENTAIRE

Veuillez laisser un commentaire
Veuillez entrer votre nom

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.