Lutte contre la corruption : le Burkina veut expérimenter un nouveau remède

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Lutte –contre- la –corruption- le –Burkina- veut –expérimenter- un -nouveau -remède

Ce 30 août 2022 à Ouagadougou a été lancé l’atelier du système d’intégrité local dans 8 communes pilotes du Burkina. Un système qui vise à mieux construire le développement du pays à partir des collectivités territoriales.

Lutte –contre- la –corruption- le –Burkina- veut –expérimenter- un -nouveau -remèdeLe gouvernement burkinabè dans sa volonté de faire du Burkina Faso un pays développé où il y a moins de corruption veut semer la graine de la bonne gouvernance à la base. Ainsi pour réduire nettement la corruption et la pratique des pots-de-vin sous toutes leurs formes, le gouvernement burkinabè en collaboration avec l’ambassade des Pays Bas et le PNUD à travers le système d’intégrité local (SIL) a initié le projet « Gouvernance locale et Cohésion sociale » (GoLCoS). « Outre la restauration de la sécurité, l’une des priorités du gouvernement de la transition est de lutter contre la corruption dans toutes ses formes afin d’impulser une gouvernance vertueuse. Engagé plus de deux décennies dans un processus de décentralisation comme modèle de développement, le Burkina Faso, pour réussir la lutte contre la corruption, se doit d’inculquer la bonne gouvernance au niveau des communes », a laissé entendre Issouf KONGO représentant du MATDS.

Le projet se fixe pour principal objectif de contribuer à renforcer la cohésion sociale par une gouvernance inclusive et participative dans les collectivités territoriales cibles. Cet objectif contribue à l’atteinte de l’objectif principal poursuivi par le Cycle IIl de la décentralisation qui est de «mieux construire le développement du pays a partir de collectivités territoriales capables de produire des services publics locaux accessibles et de qualité et d’impulser le développement économique local ».

Lutte –contre- la –corruption- le –Burkina- veut –expérimenter- un -nouveau -remède Ce projet qui est dans sa phase de pilote va concerner 8 communes à savoir Diapangon, Dédougou, Dori, Fada N’gourma, gounghin, kaya et Ouahigouya. « Si le Burkina Faso a un produit à valoriser, c’est l’intégrité de ses femmes et de ses hommes, qui délivrent au quotidien des services publics de qualité aux populations. Des décideurs locaux vertueux, des agents techniques des services locaux honnêtes dans l’exercice de leurs fonctions, tels sont quelques objectifs clés de ce système d’intégrité que nous lançons aujourd’hui », a déclaré Isabelle TSCHAN, représentante résidente adjointe du PNUD.

L’ASCE-LC tout en saluant l’initiative, s’engage à soutenir la mise en œuvre du projet. « Je voudrais au passage rassurer tous les intervenants à la mise en œuvre du SIL que l’ASCE-LC se tient résolument à leurs côtés pour contribuer à son succès car, de par les attributions et compétences à elle conférées par la Constitution de notre pays et la loi organique, elle est chargée de coordonner toutes les actions et initiatives en matière de prévention et de lutte contre la corruption », a rassuré Jean-Baptiste ZONGO, représentant Contrôleur Général d’Etat / ASCE-LC.

L’atelier de 48h, qui a débuté ce 30 août 2022, a pour objectif principal d’informer l’ensemble des parties prenantes sur le bien-fondé et la finalité du système d’intégrité local dans le but de disposer d agents publics communaux intègres, compétents et capables de gérer les collectivités territoriales avec moins de pratiques de corruption.

Aubin OUÉDRAOGO

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