Coup d’Etat du Capitaine Ibrahim TRAORE : que pensent certains burkinabè ?

0
Coup- d’Etat- du -Capitaine -Ibrahim -TRAORE :- que- pensent -certains -burkinabè ?

Depuis le 30 septembre 2022, le MPSR est désormais conduit par le Capitaine Ibrahim TRAORE. Un changement qui a été acclamé par la majorité des Burkinabés. Cependant, ce nouveau président par intérim, doit selon les burkinabè, résoudre le plutôt possible la question de terrorisme.

Florent AGBETO, Responsable Commercial et Marketing : « l’un a montré ses failles l’autre avec son expérience du terrain a intérêt à faire mieux sinon il sera débarqué plus vite que l’autre »

« Le coup d’Etat était inévitable, et je suis d’accord avec ce coup d’Etat … Que chacun vienne se battre un peu pour sa chose, même si c’est un perpétuel recommencement. Tant que le sang n’a pas coulé, l’accord entre les deux est judicieux… L’un a montré ses failles l’autre avec son expérience du terrain a intérêt à faire mieux sinon il sera débarqué plus vite que l’autre. Je pense que c’est juste pour un moment… Tout en gardant à l’esprit que ce sont ces mêmes secrétaires généraux qui font parfois le gros du boulot, parfois les ministres nommés étant seulement des nominations politiques et non sur la compétence. Les attentes n’ont pas changé… Chasser hors du BF le terrorisme et permettre aux populations de retourner dans leurs localités abandonnées…. Ce n’est pas certes une mince affaire mais on verra comment il s’y prendra ».

OUEDRAOGO FRANCK AMADOU, étudiant en communication, président club des communicateurs de l’IUT « je souhaite que le capitaine ne tombe pas dans les mêmes travers »

« Pour ce coup d’État s’était prévisible, ou du moins ça ne nous a pas surpris, car Damiba a troqué sa tenue de chef de guerre, par une tenue d’homme politique. Pourtant en prénatale pouvoir il nous a promis la sécurité. Le coup d’État est survenu ça nous donne raison car les hommes sur le terrain n’ont vu aucun changement.

Je suis parfaitement d’accord avec ce coup d’État, je ne suis pas pour un recommencement ad vitam aeternam, mais il le fallait car le pays allait dans tous les sens, les mêmes tares reprochés au régime KABORÉ continuaient.

L’accord entre les deux hommes, ou du moins les conditions de Damiba, je trouve qu’il n’a pas demandé la mer à boire. Il a voulu protéger ses hommes c’est normal. Aussi pour les questions de continuer la réconciliation, le COTN, je pense que le capitaine saura quoi faire. Et cette accord n’avait pas droit d’avoir lieu, puisse que quand Damiba venait, Rock pouvait résister, mais il ne l’a pas fait, il n’a aussi pas posé de conditions. A son tour il résiste et pose des conditions, cela prouve que le pouvoir lui était monté à la tête. Ou bien il ne savait pas que le peuple ne voulait plus de lui.

Pour finir je souhaite que le capitaine ne tombe pas dans les mêmes travers, le peuple lui a fait confiance en le soutenant, il doit remercier le peuple en lui redonnant la sécurité tant demandé. Qu’il se méfie des vautours qui rôdent tout temps auprès de ceux qui ont le pouvoir. Qu’il mène à bien sa mission pour un retour à un ordre normal démocratique, on pourra tout dire, mais c’est la démocratie qui pourra nous faire décoller pour une émergence durable »

Parfait KABORE, président de l’association des jeunes leaders pour le développement (AJLD), « il doit surtout commencer par la diversité des partenaires »

« Pour ma part, un coup d’état est un régime anti constitutionnel. Donc cela est à condamner. Cependant la transition menée par le Lieutenant-colonel Paul Henri Damiba avait besoin de rectification. Notre pays n’avait pas de problème de diplomatie ni de salubrité publique, pourtant on voyait nos dirigeants s’investir dans ce sens. Le problème majeur de ce pays reste et demeure la reconquête du territoire et le retour des déplacés internes. Et c’est ce qu’a promis le capitaine Ibrahim TRAORÉ. Donc je peux que lui souhaiter bon vent et qu’il réussisse dans cette mission. Pour réussir cette mission, il doit surtout commencer par la diversité des partenaires »

Bonkoungou bertin président de l’union nationale pour la renaissance estudiantine et scolaire (UNARES) « Les burkinabé ont tant souffert nous devons passer à la vitesse supérieure, nous voulons des résultats concrets »

« Comme je l’avais dit au premier bilan du président Damiba, si la situation ne s’améliorait pas qu’il n’était pas évident qu’il soit là pour un second bilan nous sommes face à la réalité. C’est pour dire qu’on ne dirige pas un pays avec l’arrogance,  ni avec la force. Il faut une stratégie impliquant tous les fils et filles du pays. Faut que les nouveaux hommes forts comprennent qu’ils ne sont pas les seuls hommes forts de ce pays, et qu’ils doivent se mettre au travail. Les burkinabé ont tant souffert nous devons passé à la vitesse supérieure, nous voulons des résultats concrets,  pour cela on a besoin d’abord d’unir l’armée en première position, multiplier les partenaires, et dire à Dieu les forces barkhane qui ne font que déstabiliser notre système de défense. Peuple burkinabé l’heure n’est plus à la division le problème est plus que grave alors mettons-nous les mains dans les mains pour accompagner une fois de plus notre vaillant soldat pour la libération de notre territoire national, car personne ne viendra le faire à notre place. »

Propos recueillis par Aubin OUEDRAOGO et Nafissatou YEMBONE (Stagiaire)

LAISSER UN COMMENTAIRE

Veuillez laisser un commentaire
Veuillez entrer votre nom

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.