Concours directs session 2018 : La correction électronique fait déjà ses preuves

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Le superviseur Brahima Konaté a expliqué le processus

La directrice générale de l’Agence générale de recrutement de l’Etat, Bertille Ayoro était à l’Ecole nationale d‘administration et de magistrature (ENAM) ce jeudi 30 août 2018, où va se dérouler la correction des copies des concours directs session 2018 de la fonction publique. La correction électronique étant au cœur du dispositif mis en place pour assurer la sécurité et la transparence, elle a rencontré l’équipe en charge du scannage et de la correction afin de s’imprégner du processus.

La directrice générale Bertille Ayoro a rassuré sur la transparence

Garantir la sécurité et la transparence, c’est la vision du gouvernement en introduisant la correction électronique dans l’organisation des concours directs session 2018 de la fonction publique. Les épreuves ayant débuté le samedi 25 août 2018, l’équipe en charge de la correction électronique n’a pas attendu avant de se mettre à l’œuvre. Le lundi 27 août 2018, elle a commencé le scannage des feuilles de réponses des concours à en croire le superviseur de l’équipe de scannage, Brahima Konaté qui a reçu la visite de la directrice générale de l’Agence générale de recrutement de l’Etat, Bertille Ayoro ce jeudi 30 août 2018.

Elle est venue pour comprendre le processus mis en place pour faire de cette session une réussite. Elle est repartie satisfaite car le superviseur a répondu à toutes ses préoccupations. Il lui explique : « Actuellement on est à l’étape de scannage des différentes réponses. On ouvre la cantine du concours, on récupère une enveloppe. La première des choses à faire est de créer un dossier concernant le concours en question qu’on enregistre sur le scanner. Par la suite, un fichier lié au concours est créé sur le scanner qui est renommé. Il ne reste qu’à lancer le scannage. Il faut rappeler que la machine a une capacité de scannage de 240 feuilles par minute. Dès qu’une enveloppe est scannée on l’a remet dans sa cantine. L’autre élément de vérification, on s’assure que le nombre de feuilles marquées sur l’enveloppe correspond au nombre marqué sur le compteur du scanner. Après donc le scannage on a le nombre exact de feuilles scannées qu’on vérifie sur l’enveloppe pour s’assurer. On regarde aussi le PV des cantines pour clore le processus du scannage ». A en croire le superviseur, actuellement l’équipe qu’il dirige ne scanne que les copies des concours. Il souligne que c’est à l’issue de cette étape que va débuter la correction proprement dite.

L’équipe de scannage est à pied d’œuvre

Pour ce qui est de la correction, il poursuit : « au préalable, les concepteurs des sujets envoient la correction type correspondant au sujet qui a été administré avant les concours. Cette réponse sera scannée et avec les copies cannées des candidats, le logiciel fait une confrontation entre la réponse type et la feuille rendue par le candidat. Pendant la correction, il n’y a plus de mains qui interviennent. Il suffit de juste faire le paramétrage et on récupère les différents sujets corrigés. Il faut dire qu’une fois la correction terminée, on regarde la note marquée sur chaque feuille pour vérifier les bonnes réponses qui sont encadrées et les mauvaises qui sont soulignées. Toutes ses informations sont disponibles sur la feuille du candidat une fois la correction terminée. Dès lors, il y a la liste des candidats disponibles et on procède au relevé des notes ; et la liste est jumelée avec les notes correspondantes ».

Les FDS assurent la sécurité du processus

Il faut rappeler que ce système qui est à sa première expérience a été voulu par les autorités burkinabè dans le but d’assurer la transparence des concours. Elle débute d’ailleurs par la sécurité sur le site qui héberge le matériel mis en place pour la correction. En effet, les éléments de la police et de la gendarmerie gardent ledit site 24/24. L’accès à la salle de scannage par exemple est interdit à toute personne étrangère. Aucun appareil, aucun support n’est autorisé à rentrer dans la salle où sont stockés les appareils. Même chaque membre de l’équipe chargée du scannage et de la correction est fouillé à chaque fois qu’il sort ou qu’il veut rentrer dans la salle. Aucun corps étranger n’est autorisé. Cette consigne est valable aussi à l’équipe en place. Comme le dit le superviseur Brahima Konaté, « tout ce qui rentre dans la salle ne ressort plus ». La directrice générale de l’Agence générale de recrutement de l’Etat, Bertille Ayoro justifie ce dispositif sécuritaire par la volonté des autorités d’éviter toute tentative de fraude et surtout de garantir la totale transparence du processus. Si la correction électronique rassure quand à ce qui concerne la transparence des concours, elle rassure qu’elle débute déjà dans la salle de composition. Elle rappelle que pour cette session les candidats composent sur une feuille réponse qui ne porte pas leur identité ; mais des codes que chaque candidat connait a-t-elle soutenu. Elle confirme que mis à part cette innovation, d’autres dispositions sont prises pour s’assurer de la transparence. La directrice générale souligne le fait qu’au niveau de la correction, les membres de l’équipe mise en place n’ont aucune idée quant à l’identité des candidats.

Il faut rappeler qu’actuellement l’on dispose de trois scanners et quatre autres qui sont en stock. Chaque scanner à une mémoire de 250 gigas. Tout ce qui est scanné est récupéré à la fin de la journée, est sécurisé sur différents supports de stockage tels quels les disques durs externes et les ordinateurs. Ce dispositif est mis en place pour garantir la disponibilité de toutes les feuilles qui seront scannées en fin de journée. Ces informations ont été données par le superviseur de l’équipe de scannage, Brahima Konaté. Il confie que l’opération qui a débuté le 27 août dernier, a permis de scanner les concours tels que : assistant en gestion des ressources humaines, conseillers en gestion des ressources humaines, gestionnaires d’hôpitaux, les contrôles de douane etc. A l’en croire donc, pour le moment ce sont les concours de Ouagadougou qui sont scannés, mais il rassure que son équipe a à sa disposition, tout le dispositif nécessaire pour scanner tous les concours. C’est d’ailleurs ce qui se fera si on en croit Bertille Ayoro qui a affirmé que tous les concours seront scannés et corrigés au centre de correction basé à l’Ecole nationale d’administration et de magistrature (ENAM).


Thierry KABORE

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